Japon Passion de sylv1


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 Je souhaite à tous les lecteurs ici sur ce site web ou sur le groupe facebook japon passion de sylv1 une belle année 2015,n’oubliant pas bien entendu nos amis Japonais.

Que ce nouvel an apporte autre chose que de l’intolérance entre éthnies et son cortège de souffrances.

D’un point de vue individuel le bonheur pour chancun d’entre vous.

Pour ma part j’espère un jour avoir l’occasion de voir le Japon dans cette vie.

Merci à tout le monde pour vos visites ici, même si elles ne sont que ponctuelles.

yin et yang« La diversité est une richesse, l’art un moyen d’expression »

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bamboo

BANNIeRE-JAPON-PASSION

Posted on: 12 février 2011



Area51

 

 Note sylv1 pourarea51blog

crédit photo :sylvain MatisseMardi 20Janvier 2015 à 15h20:

« Nous vous proposons une série de reportages divers et variés de part leur situation géographique, mais aussi dans les témoignages reconstitués. Ainsi les sceptiques peuvent mesurer la multitude de cas d’OVNI et  remarquer que ceci n’est pas réservé au seul pays des états -unis d’amérique comme nous l’entendons trop souvent et malgré certaines idées préconçues que se font certains.« 

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Vidéo contact OVNI via  youtube.

Texte contact OVNI.

« Le 17 novembre 1986, pendant une nuit claire et sans orage, le vol JAL 1628 (Paris-Tokyo) se dirige vers Anchorage pour se ravitailler en carburant lorsque soudainement, le commandant de bord Kenju Terauchi et son équipage ont été témoins de l’apparition d’un OVNI géant qui a illuminé leur cabine d’une lumière très vive. L’OVNI en se rapprochant dangereusement du Boeing 747 provoque des turbulences, et l’oblige à effectuer une…

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illustration: pouette.me/

illustration:
pouette.me/

Source du texte: tibere.le.chat.free.fr/

Il était une fois, il y a de cela très longtemps, dans un village, une noble dame orgueilleuse et méchante. Elle était très riche, mais son coeur était dévoré par l’envie. Elle enviait les autres non seulement pour leur argent et leur bien, mais aussi pour leur beauté et leur jeunesse. Même la bonne humeur ou l’amitié qui régnaient entre ses compatriotes la désespéraient. Il lui suffisait de voir sur le visage d’un pauvre un sourire pour frapper, avec colère, du pied et crier :
« Voyez ce pauvre diable, il est pauvre et malgré cela le monde lui plaît ! Et moi ? Je suis bien plus noble que lui et, pourtant, je n’ai que des soucis. Comment est-ce possible ? » Et, tout en donnant ainsi libre cours à sa mauvaise humeur, elle réfléchissait comment elle pourrait bien ternir la joie du pauvre.

Parmi les serviteurs de la noble dame se trouvait la petite Youkiko. Ses parents étaient morts depuis longtemps, et elle grandissait donc, sous les cris et les coups, dans la maison de sa noble maîtresse. Malgré les souffrances qu’elle devait endurer, elle avait gardé un coeur pur et des manières calmes et aimables. Le seul être, qui, dans la maison, lui était attaché, était une petite chatte noire qui était l’objet de tout l’amour de la jeune fille.Chaque soir, la chatte venait sur son lit et, pendant la journée, elle rôdait souvent autour de la jeune fille se frottant le dos contre ses jambes. Dans ce cas, la jeune fille prenait la petite chatte dans ses bras, caressait son pelage soyeux et en oubliait tout le chagrin qu’elle pouvait avoir. Elle se sentait ainsi moins seule, car elle avait au moins une âme soeur dans le monde.

La maîtresse eut évidemment connaissance de cette amitié et lorsqu’elle rencontrait quelque part la jeune fille avec la chatte, elle avait aussitôt beaucoup de travail à donner à Youkiko.

« Puisque tu as suffisamment de temps pour t’occuper de la chatte, tu pourras certainement faire encore ceci ou cela pour ta maîtresse qui te nourrit ! » avait-elle coutume de dire, et la pauvre Youkiko ne savait où donner de la tête.

Le sort de la pauvre chatte n’était guère meilleur. La maîtresse la battait, lui tirait les moustaches ou la caressait à rebrousse-poil et lui disait en riant : « Voyons, qu’y a-t-il qui ne te plaise pas ? Mes caresses sont-elles moins tendres que celles de Youkiko ? »

La petite servante n’osait plus caresser sa chatte qu’en cachette, mais elle continuait à partager son repas avec elle et, lorsqu’il restait quelques poissons frais d’un festin, elle les apportait toujours à la petite chatte. Les rares instants qu’elle pouvait passer avec sa petite amie étaient sa seule joie. Elle se sentait soulagée lorsqu’elle pouvait – bien qu’en cachette et dans la peur permanente d’être découverte confier à la chatte son chagrin et raconter les mauvais traitements que sa maîtresse lui infligeait.

Mais, un jour, Youkiko chercha sa petite chatte en vain. Bien qu’elle courût souvent dans la cour ne serait-ce que pour saisir au vol un regard de son amie, elle ne put l’apercevoir.

« Elle est certainement partie en promenade et ne reviendra que ce soir, » se consola Youkiko. Mais, pas plus que la journée elle ne vit le soir la chatte, qui ne vint pas, comme de coutume, lui rendre visite dans son lit. Jusqu’au matin, Youkiko resta éveillée. Au moindre bruit, elle se levait car, chaque fois, elle espérait que c’était sa chatte qui grattait à la porte.

Le matin, elle se leva, pâle, les yeux rouges d’avoir pleuré, et vaqua, fatiguée, à son travail. La chatte avait disparu et ne revint plus jamais. Bien souvent, la petite Youkiko pleurait d’avoir perdu sa seule et unique amie sans savoir ce qu’il lui était arrivé.

La seule qui se réjouît de la disparition de la chatte était l’orgueilleuse maîtresse. Le chagrin de la servante était doux à son coeur et, de ce fait, elle n’en voulait pas à la chatte de l’avoir, au fond, quitté elle, la maîtresse. Chaque fois qu’elle voyait le visage triste de la jeune fille, elle disait cyniquement : «Tu vois, tu vois, voici ta récompense. Si tu penses à tout ce que tu as enduré en raison de la chatte et que, au lieu de t’en être reconnaissante, elle est partie sans avertir. Je suis certaine que, pendant qu’elle te faisait des avances, elle ne pensait qu’à la façon de se sauver. Dans ce monde tous les êtres sont mauvais, les hommes comme les animaux. »

Ainsi, elle essayait, dans sa perfidie, d’aggraver encore le chagrin de la jeune fille. Mais Youkiko ne laissait pas salir la mémoire de sa petite chatte. Bien sûr, elle n’osait pas contredire sa maîtresse, mais elle ne croyait pas un seul mot de ce que celle-ci disait et pensait à part elle :
« Ma petite chatte a certainement eu un malheur, et je ne peux même pas lui venir en aide car je ne sais pas où elle se trouve. » Et, jour et nuit, elle se préoccupait du sort de sa petite amie.

Quelque temps avait passé lorsque, un jour, un prophète passa dans le village. Il était sage au point de non seulement dévoiler les secrets de l’avenir, mais aussi de donner des réponses à plus d’une question épineuse concernant le présent. Il fut invité dans bien des maisons et, cela va de soi, également dans celle de la noble dame orgueilleuse qui le questionna jusqu’à fort tard dans la nuit – car, enfin, même un prédicateur doit gagner l’argent qu’on lui donne.

La petite Youkiko aurait bien aimé demander à l’homme sage ce qu’était devenue la petite chatte; mais la méchante maîtresse ne l’aurait jamais permis. Aussi, la jeune fille se cacha-t-elle près de la porte pour essayer de parler au prédicateur lorsque celui-ci sortirait de chez sa maîtresse. Elle avait grand-peur que celle-ci ne la trouve à cet endroit et ne la gronde de négliger son travail, mais le désir d’apprendre quelque chose sur son amie était plus fort que sa peur de la maîtresse. Youkiko dut attendre longtemps avant de voir le sage quitter la maison. Lorsque celui-ci arriva à la porte, Youkiko se leva, s’inclina profondément et lui raconta son chagrin. Puis, elle le supplia : « Noble sage, vous qui connaissez tant de choses étranges au monde, peut-être savez-vous aussi ce qu’il est advenu de ma seule amie, ma chatte noire ? »

Le sage réfléchit un instant, puis il répondit : « Ta chatte se trouve certainement sur la montagne des chats dans les monts Inaba, dans l’île Kyushu. Si, vraiment, tu as tellement envie de la voir, vas-y. Mais réfléchis bien, c’est dangereux et tu ne sais pas ce qui t’y attend. »

Sachant qu’il y avait un endroit au monde où elle pourrait revoir sa chatte aimée, Youkiko n’hésita pas un seul instant. Aucun danger, aucun obstacle ne pourraient l’empêcher de s’y rendre. Elle supplia sa maîtresse jusqu’à ce que celle-ci lui accordât quelques jours de congé.

« Mais, à ton retour, il faudra que tu travailles deux jours gratuitement pour chaque jour de ton absence, » dit la maîtresse et son âme noire se réjouissait à l’idée des dangers et des sacrifices que la jeune fille aurait à endurer. Et tout cela pour une simple chatte !

Youkiko fit son baluchon; il ne contenait pas grand-chose, seulement quelques galettes sèches qu’elle avait obtenues dans la cuisine. Puis, elle entama un voyage long et difficile. Pendant les nuits froides, elle dormait dans un buisson le long du chemin, car elle avait peur de s’égarer et, pour coucher dans une maison, elle n’avait pas assez d’argent. Le matin, dès qu’il faisait assez clair pour reconnaître la route, elle se hâtait d’avancer. Ses sandales en raphia furent bientôt usées et les pierres acérées lui blessaient les pieds.

Enfin, elle arriva dans l’île Kyushu. Il était tard lorsqu’elle atteignit le premier village où elle se renseigna sur les monts Inaba.

« Les monts Inaba se trouvent, là-bas, au-delà du fleuve, » dirent les paysans. « Mais ne t’avise pas d’y aller; c’est très dangereux. Seuls les chasseurs les plus courageux osent traverser le fleuve et, s’ils le font, ils ne s’éloignent jamais beaucoup de la rive et n’y restent jamais la nuit. Là-bas c’est le royaume des chats dans lequel jamais un homme n’a pénétré. »

Youkiko remercia poliment les paysans du conseil et refusa, encore plus poliment, la couche pour la nuit que les paysans lui offraient gentiment.

« Je saurai me défendre ,» répondit-elle à tous les avertissements instants. « N’ai-je pas fait le voyage à travers la moitié du monde dans le seul but d’atteindre le royaume des chats ! »

Voyant qu’elle insistait, les paysans la laissèrent aller. « Nous t’aurons avertie des dangers, » dirent-ils. « Si tu ne veux pas nous écouter, c’est ton affaire. »

À la sortie du village, Youkiko bifurqua vers le fleuve et chercha un gué. De l’autre côté du fleuve s’étendait un bois touffu qui montait le long de la pente. Youkiko rassembla tout son courage et pénétra dans la sombre forêt. Elle avançait avec précaution, tout en regardant constamment derrière elle, mais tout était calme, aucune branche ne bougeait. Le chemin montait abruptement et Youkiko, qui avait déjà fait tant de route, commença bientôt à être fatiguée. Elle pensait déjà devoir passer la nuit dans la forêt lorsque, soudain, les arbres s’écartèrent, laissant voir une grande clairière sur laquelle brillaient des toits rouges.

« Ce sont certainement des gens riches qui habitent ici; tout est si propre et si bien construit ! »

Elle s’approcha d’une clôture et appela. Après un moment, une svelte jeune fille sortit de la maison, s’inclina devant Youkiko et demanda ce qu’elle désirait.

« Je suis la servante Youkiko, » répondit la jeune fille. « J’avais une seule amie, une chatte noire, qui a disparu un beau jour. Je l’ai pleurée longtemps : un jour, un prédicateur m’a conseillé de la chercher sur les monts Inaba dans l’île Kyushu. J’ai dû marcher pendant longtemps avant d’atteindre, aujourd’hui, l’île. Mais je suis si faible que je peux à peine avancer. Auriez-vous l’amabilité de m’héberger pendant la nuit avant que je n’entame la montée de la montagne des chats ? Je ne vous causerai aucun dérangement. »

La jeune fille l’écouta attentivement puis, souriant gentiment et s’inclinant, elle dit : « Tu es donc venue te faire manger ? »

À ces paroles, Youkiko eut peur et voulut s’enfuir; mais, d’un bâtiment voisin sortit une petite vieille bossue qui s’avança, gronda la jeune fille et la renvoya.

« Excusez-la, je vous en prie, certainement s’est-elle encore comportée de manière irrespectueuse, » dit la vieille à Youkiko en s’inclinant profondément. « Elle ne sait pas se tenir convenablement. Toutes mes remontrances ne servent à rien. Elle vous a sans doute dit quelque chose de désagréable, car vous êtes toute pâle. Mais, ne lui en veuillez pas; elle ne sait pas accueillir les invités. Dites-moi, belle enfant, ce qui vous a conduit jusqu’ici. »

Les paroles aimables de la vieille calmèrent Youkiko qui, en répétant son histoire, retrouva sa sérénité.

La vieille écouta attentivement, puis elle sourit à Youkiko et lui dit : « Rentre donc, jeune fille. Tu pourras te reposer chez nous des fatigues du voyage. Ne crains rien; si déjà tu as entrepris un aussi long voyage pour te… » le reste ne fut plus audible pour Youkiko. La vieille continuait à murmurer pour elle-même; mais sans cesser de sourire. En multipliant les courbettes, elle conduisit la jeune fille dans la maison et lui fit préparer un bain. Après le bain, elle fit entrer Youkiko dans une pièce propre et agréable, lui adressa encore un sourire encourageant, puis la quitta lui disant qu’elle irait chercher à manger.

Youkiko s’assit sur une natte et contempla avec curiosité la pièce. Le bain l’avait rafraîchie et elle se sentait bien.

« C’est une maison étrange, » se dit-elle au bout d’un moment. « Elle comporte tant de pièces, de coins et de recoins, tout est si propre et si ordonné. Les maîtres doivent avoir de nombreux serviteurs. Et, tout ce monde qui doit habiter ici ! Mais, où sont-ils tous ? Je n’ai vu personne. Et puis, tout est si calme ! »

Ce calme était vraiment inquiétant. Soudain, Youkiko eut l’impression d’entendre des voix dans la pièce à côté. Sa curiosité la piquant, sans faire de bruit, elle se leva et entrouvrit un peu la porte. Dans la pièce, deux jeunes filles d’une extraordinaire beauté étaient couchées sur des nattes. Leurs cheveux étaient montés dans une haute coiffure compliquée, piquée d’aiguilles en ivoire finement sculptées. Dans leurs visages blancs et lisses, de fins sourcils surmontaient des yeux noirs, et de merveilleux kimonos en lourde soie soulignaient encore la grâce des jeunes filles. Celles-ci se parlaient si bas et si tendrement qu’on avait l’impression d’entendre ronronner des chats.

Youkiko referma la porte et en ouvrit une deuxième. Là, également, elle vit deux très belles jeunes filles. Elles étaient agenouillées devant une glace et se maquillaient. Youkiko referma aussi cette porte et retourna s’asseoir. De nouveau, elle fut entourée de ce silence pesant; que n’aurait-elle pas donné pour pouvoir parler avec quelqu’un. Au bout d’un moment, elle se leva de nouveau et colla l’oreille à la première porte dans l’espoir de comprendre ce que se murmuraient les belles jeunes filles.

Elle dut faire un grand effort pour distinguer les paroles, mais ce qu’elle entendit la fit frissonner de peur. L’une des deux jeunes filles disait à l’autre : « Tu sais, la nouvelle qui vient d’arriver veut rendre visite à son amie, une chatte qu’elle aime par-dessus tout. Il vaudrait mieux ne pas la manger. »

Youkiko trembla de tous ses membres, d’effroi. Elle reprit place sur la natte et réfléchit fiévreusement à ce qu’elle devait faire. Alors, la porte s’ouvrit, livrant passage à une jeune fille gracieuse, vêtue d’un kimono brun en lourde soie brodé de chrysanthèmes blancs et décoré d’une épaisse ceinture de brocart. Elle posait ses pieds sans bruit et lorsque Youkiko, dominant sa terreur, leva la tête pour regarder la jeune fille dans les yeux, elle reconnut son amie, la chatte noire, qui avait l’aspect d’une jeune fille à l’exception de la tête qui était restée celle d’un chat.

« Je te souhaite la bienvenue, chère Youkiko. Tu ne peux pas savoir combien je te suis reconnaissante de ton amour qui fut ma seule consolation dans la maison de l’orgueilleuse maîtresse. Et aussi de la peine que tu as prise pour me rendre visite. » La chatte sourit gentiment et continua : « J‘étais déjà vieille, à moitié morte de faim et malade; donc, je ne pouvais rester plus longtemps au service. Tu as certainement déjà remarqué, chère Youkiko, que tu te trouves ici dans le palais des chats. Il héberge tous les chats qui ont été chassés par les hommes ou qui sont vieux et malades. Chacun ou chacune d’entre nous aspire toute sa vie à séjourner dans le palais des chats – c’est un véritable paradis des chats, où nous sommes largement dédommagés de toutes les misères que les hommes nous ont infligées. Mais, pour les hommes, il n’y a pas de place ici. Les chats de tout le Japon se rencontrent ici et s’ils te trouvent, tu seras en danger. Repose-toi et retourne auprès des hommes. Pour le moment, il n’y a que mes amies dans la maison; elles ne te feront rien de mal. Mais, bientôt, les autres chats vont revenir de la chasse et je ne pourrais te protéger devant cette multitude. Je t’apporterai de quoi te restaurer, puis il faudra que tu partes rapidement. »

La chatte sourit à Youkiko et s’en fut. Au bout d’un moment, elle était de retour portant sur un plateau un bol de riz blanc chaud, un bol de légumes et de poisson frais et une tasse de thé délicieux. La chatte posa une petite table devant Youkiko, s’agenouilla et servit son ancienne amie. Youkiko en fut ravie; jamais encore elle n’avait aussi bien mangé. Elle raconta à la chatte les nouveautés du village et comment le prédicateur lui avait dévoilé le chemin pour arriver au paradis des chats. Ainsi, elles rirent et bavardèrent comme de bonnes amies. Youkiko avait les joues roses de joie et de la bonne table, et toute sa fatigue semblait comme envolée. Mais tout a une fin. La chatte remporta le plateau et revint avec un sachet.

« Prends ce sachet et garde-le comme souvenir de moi, » dit-elle à Youkiko. « Il te protégera aussi en route. Si tu rencontres des chats sauvages, tiens seulement le sachet devant toi et secoue-le fortement, ils ne te feront rien. N’aie pas peur ! »

« Je te remercie de tout ce que tu as fait, chère chatte. Puisque je sais maintenant que tu vas bien et que tu ne manques de rien, je vivrai plus gaiement et plus tranquillement. Adieu, » dit Youkiko. La chatte l’accompagna jusqu’à la clôture et la suivit du regard jusqu’à ce que Youkiko ait disparu dans la forêt.

À peine Youkiko avait-elle fait quelques pas dans les bois que les chats sauvages se précipitèrent sur elle. De tous côtés, on voyait luire leurs yeux verts, et leurs cris menaçants ne promettaient rien de bon. À la dernière minute, Youkiko se souvint du sachet. Elle le sortit vite de son baluchon, le tint devant elle et le secoua fortement. Alors, les yeux verts se retirèrent, et les chats libérèrent la voie en miaulant méchamment. Ainsi, Youkiko continua à descendre la montagne en tenant le sachet devant elle et, partout, les chats se retirèrent. Enfin, elle arriva au fleuve et traversa le gué. Les chats ne pouvant la poursuivre sur l’autre rive, elle remit le sachet dans son baluchon et prit la direction de la maison. Elle se dépêchait, car pour chaque jour d’absence elle devait travailler deux jours gratuitement pour sa maîtresse orgueilleuse.

Celle-ci fut très surprise de voir sa servante revenir.

« Alors, personne ne t’a mangée en route ? Et ta chatte reconnaissante, qu’a-t-elle dit de ta visite ? »

Youkiko raconta à sa maîtresse orgueilleuse ce qui lui était advenu, elle parla du palais propre et bien ordonné des chats, des belles jeunes filles et, surtout, de son amie. Finalement, elle sortit le sachet que la chatte lui avait donné et l’ouvrit devant les yeux de la maîtresse vaniteuse. Leur étonnement à toutes deux fut grand lorsque Youkiko sortit du sachet l’image d’un grand chien aux crocs redoutables qui tenait dans ses pattes dix véritables pièces d’or.

Youkiko fut au comble de la joie. Tant d’argent ! Elle n’était donc plus une pauvre orpheline livrée aux humeurs d’une maîtresse orgueilleuse. Aussitôt, elle racheta sa liberté et ouvrit, dans la ville, une boutique où elle vendait des gâteaux de riz et d’autres douceurs. Puis, elle vécut heureuse et contente, ses pensées reconnaissantes allant souvent à son amie, la petite chatte noire.

Pendant que Youkiko se réjouissait de sa vie modeste, l’envie empêchait l’orgueilleuse noble dame de dormir. « Si une simple servante a eu tellement d’argent pour une simple visite à la chatte, combien n’en recevrais-je pas moi, sa maîtresse; certainement énormément plus ! » pensait-elle et cette idée la tenailla tant et si bien qu’un jour elle se dit : « Je ne peux me permettre de laisser échapper tout cet argent ! »

Elle loua des porteurs, fit emballer une grande quantité de bons mets dans des bahuts, et, sans révéler à quiconque de la maison ou du village l’objectif de son voyage, elle se mit en route vers les monts Inaba dans l’île Kyushu. Elle avança très vite – puisqu’elle n’avait pas, comme la pauvre Youkiko, à aller à pied, mais que, au contraire, elle était assise dans une chaise, incitant les porteurs à aller toujours plus vite. Finalement, elle arriva à son tour dans le premier village de l’île Kyushu et s’enquit aussitôt du chemin qui menait à la montagne des chats.

« La montagne des chats se trouve de l’autre côté de la rivière, là-bas, » répondirent volontiers les paysans. « Mais c’est une contrée très dangereuse, même nos plus courageux chasseurs n’osent pas trop s’éloigner de la rive. Vous feriez mieux de ne pas y aller. »

La maîtresse orgueilleuse rit seulement à ces paroles et ordonna de faire venir un batelier pour lui faire traverser la rivière. « Et, dépêchez-vous, » lança-t-elle encore à l’adresse des paysans. « Je n’ai pas le temps de rester longtemps dans votre misérable village ! »

« À chacun sa façon d’être heureux, » se dirent les paysans. « Nous l’avons avertie. En fin de compte ce n’est pas notre peau qui en jeu, mais la sienne. » Et ils laissèrent partir la maîtresse orgueilleuse.

À peine arrivée sur l’autre rive, celle-ci renvoya les porteurs au village.

« Je continuerai seule mon chemin; attendez-moi au village ! » ordonna-t-elle.

Et, à part elle, elle ajouta : « Vous n’avez nul besoin de savoir quelle richesse m’attend. »

Elle monta rapidement, connaissant le chemin d’après la description que lui en avait faite Youkiko. Mais, bientôt, elle se mit à haleter, épuisée par l’effort inhabituel de la marche à pied.

Elle essuya la sueur qui perlait à son front et fut très contente de voir enfin briller les toits rouges dans la clairière.

« C’est certainement le palais des chats, », se dit-elle. « Il n’a rien de particulier; il faut être servante pour y trouver quelque chose d’extraordinaire. »

Elle s’approcha de la clôture et appela : « Y a-t-il quelqu’un ? Faites-moi entrer ! »

Une belle jeune fille sortit alors du plus grand des bâtiments et s’inclina jusqu’à terre.

« Que désirez-vous, noble dame ? » demanda-t-elle avec une voix douce comme du velours.

« Je veux rendre visite à la chatte qui a servi chez moi et qui, un jour, s’est enfuie sans plus. Vous comprenez certainement l’insigne honneur que je fais à cette chatte de n’avoir pas hésité, moi, son ancienne maîtresse, à faire tout ce long chemin pour lui rendre visite. Je suis fatiguée et aimerais me reposer chez vous, » dit la femme du haut de son orgueil.

La belle jeune fille sourit et était sur le point de dire une de ses impolitesses habituelles, lorsque, d’un bâtiment secondaire, sortit une vieille grand-mère toute courbée qui s’approcha à petits pas rapides et chassa la jeune fille.

« Entrez donc, noble dame. Vous êtes certainement fatiguée de ce long voyage et aimeriez vous reposer un peu. » En multipliant les courbettes, elle ouvrit la porte et invita la maîtresse orgueilleuse à entrer.

« Celle-là sait au moins se comporter et recevoir un hôte aussi noble, » se dit la maîtresse orgueilleuse en suivant la vieille dans le bâtiment.

La vieille lui fit aussitôt préparer un bain et, ensuite, elle la conduisit dans une belle pièce où des nattes épaisses avaient été disposées pour faire un lit confortable.

« J’ai faim, » dit alors la maîtresse orgueilleuse d’un ton de commandement.

« Tout de suite, tout de suite, veuillez seulement attendre un instant, » répondit la vieille; et, en effet, peu après une servante fit son apparition portant un plateau avec les mets les plus délicieux. La maîtresse orgueilleuse mangea à sa faim et, comme l’effort inhabituel qu’elle avait fourni l’avait fatiguée – puisqu’elle n’avait jamais de sa vie autant marché à pied que ce jour – elle se coucha et s’endormit.

Mais, au milieu de la nuit, elle fut réveillée par un étrange grattement. Elle s’assit et regarda autour d’elle pour savoir d’où venait ce bruit. À travers les fentes de la porte, elle vit passer un rai de lumière. Elle se leva et entrouvrit la porte. Dans la pièce voisine, deux grands chats striés étaient couchés sur des nattes épaisses, leurs yeux verts luisant méchamment.

Vite, la maîtresse orgueilleuse referma la porte et, sur la pointe des pieds, elle alla vers la porte donnant dans la deuxième pièce voisine. Elle entrouvrit aussi cette porte, mais n’aperçut encore que deux chats, qui, eux, étaient mouchetés.

Alors, la maîtresse orgueilleuse fut prise de panique. « Youkiko ne m’a-t-elle pas dit que c’étaient de belles jeunes filles qui se trouvaient couchées dans les pièces ? – Mais, ici, je ne vois que d’horribles grands chats ! »

À cet instant, la porte s’ouvrit et son ancienne chatte entra.

Furieuse, la maîtresse orgueilleuse l’apostropha : « Il est vraiment temps que tu daignes faire ton apparition ! Je ne me plais pas du tout ici. Donne-moi vite un sachet avec des pièces d’or et laisse-moi sortir ! »

En entendant ces paroles, la petites chatte noire se rendit compte que son ancienne maîtresse n’avait en rien changé. Elle lança des regards méchants à la maîtresse, miaula fortement – et, à l’instant même, de grands chats accoururent de tous côtés et déchiquetèrent la maîtresse orgueilleuse.

Source

bamboo

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Mise à jour Japon passion de sylv1, le: 18/01/2015 à : 17h30.

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茉莉音chan Marionchan

1501_shogi_main

Cette partie de shogi grandeur nature avec de vrais participants – d’ou le nom de « Ningen Shogi » ou « shogi avec des êtres humains »- est organisée chaque année, à la fin du mois d’avril, dans la ville de Tendo, préfecture de Yamagata, Tohoku. C’est une des attractions du  “Tendo Sakura Matsuri Festival” qui célèbre l’arrivée du printemps.  La région produit le plus grand nombre de pièces de shogi.

人間将棋チラシ Dans le jeu de shogi il y a 2 joueurs (les kishi) qui tentent de capturer le roi de l’adversaire en bougeant différentes pièces. Ici l’échiquier fait plus de 14 mètres de large et 16m de long et les participant(e)s sont des samourai en armures ou des femmes en costume d’époque.

A man dressed as a commander, playing the role of a pieceLe lieu:  préfecture de Yamagata, ville de Tendo city,  Oaza Tendo Azashiroyama, Maizuru-yama Sancho Hiroba,   (s’il pleut la partie est organisée à l’intérieur du Shimin Bunka Kaikan ) Map of Préfecture de Yamagata, JaponComment y aller?

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BANNIeRE-JAPON-PASSION
  « Joyeuses fêtes à toutes et à tous , et merci pour vos visites ici ou sur le groupe facebook japon passion de sylv1. »

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茉莉音chan Marionchan

1ère étape: trouver des billets: tout est en japonais

Trouver des billets pour USJ Universal Studio Japan Wizarding World of Harry Potter a été assez compliqué. Merci à Tomomi pour son aide car, si j’avais bien repéré qu’on pouvait les prendre dans les Lawson, la page commence en anglais MAIS se finit tout en Japonais.

Donc faites vous aider. Les fast pass n’étaient plus disponibles (les fast pass vous permettent, en payant plus, de rentrer plus vite en sautant une grande partie de la queue. Son prix dépend du nombre d’attractions dans lesquelles vous voulez éviter d’attendre ). Le billet nous a coûté 6,980 yen avec le fast pass vous pouvez largement doubler ce prix mais vu la foule ça vaut le coup.20140813_083849_resized2ème étape: y aller:

Trouver le site est assez facile, depuis Kyoto il est indiqué dans la gare et une carte est disponible sur leur site. On change…

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