Japon Passion de sylv1

Archive for the ‘Religions/philosophie’ Category


Source: http://fr.wikipedia.org/

Les miko (巫女?) sont de jeunes femmes au service d’un sanctuaire shintoïste

Histoire et tradition

a tradition des miko remonte aux anciennes époques du Japon. Dans les temps anciens, les femmes qui entraient en transe et rapportaient des prophéties ou les paroles des dieux, à la manière de la Pythie de Delphes en Grèce antique, étaient appelées miko.

Miko tenant une boutique du Meiji-jingū.

Plus tard, on appela miko de jeunes femmes gardiennes dans les sanctuaires shinto. Il s’agissait souvent des filles des prêtres qui s’occupaient des sanctuaires. Le rôle de miko inclut la réalisation de danses cérémonielles (appelées miko-mai), ainsi que d’aider les prêtres dans diverses cérémonies, en particulier les mariages dans la tradition shintoïste. La tradition continue, et aujourd’hui on trouve encore desmiko dans les sanctuaires shinto ; actuellement, la plupart d’entre elles sont des employées à temps partiel ou des bénévoles. Leur travail est d’aider au fonctionnement du sanctuaire, d’exécuter les danses cérémonielles, d’offrir des omikuji et de tenir les boutiques du sanctuaire.

Il est difficile de trouver une définition stricte ou une traduction équivalente au mot japonais « miko », bien que l’on utilise souvent « shrine maiden » en anglais, ou « prêtresse » ou « gardienne de sanctuaire » en français, ce qui est techniquement inexact. On peut également trouver d’autres appellations, comme prophétesses, médiums, nonnes, chamanes ou sorcières. Bien que les femmes prêtres (le terme « prêtresse » n’est pas employé) existent dans le shintoïsme, elles ne sont pas semblables aux miko. Également, les miko ne possèdent pas le même degré d’autorité qu’un prêtre, bien qu’elles puissent diriger un sanctuaire si aucun prêtre n’est disponible. L’unique exception était qu’autrefois, les prophéties d’une miko étaient considérées comme venant directement des dieux.

En théorie, les miko devaient être vierges, mais des exceptions ont été faites au cours de l’histoire pour des miko de fort caractère. Il est probablement vrai que lorsqu’une miko se mariait, elle devait abandonner ses fonctions au sanctuaire pour se consacrer à son mari et sa famille. Cette règle n’existe plus de nos jours, mais la plupart des miko quittent le service ou deviennent des femmes prêtres lorsqu’elles se marient.

Costume traditionnel de miko.

Le costume traditionnel des miko est le chihaya, consistant en un hakama rouge écarlate, un haut de kimono blanc à larges manches (souvent orné de rouge), et des tabi. Parfois, dans certains sanctuaires, comme le sanctuaire de Tsurugaoka Hachiman-gū à Kamakura, on trouve des miko portant d’autres couleurs. Il est également fréquent que les miko portent des rubans dans les cheveux ou d’autres ornements, généralement blancs ou rouges.

Les miko dans la fiction

Les miko sont des personnages courants dans la littérature japonaise, les manga et les anime. Il s’agit souvent de personnages stéréotypés, immédiatement reconnaissables à leur costume. L’une des images typiques de la miko la met en scène balayant le seuil du temple avec un balai à manche de bambou. Dans les histoires à caractère romantique, comme les visual novels ou les jeux de drague, les miko sont souvent présentées comme des jeunes filles séduisantes mais caractérielles – souvent parce qu’elles ont eu peu de contacts avec les garçons, ou une expérience défavorable. Cela contraste avec le stéréotype de la nonne chrétienne, douce et amicale, également courant dans ce type d’histoire.

Au-delà de cette image, les manga et anime font souvent des miko des héroïnes qui combattent les esprits mauvais, les démons ou lesfantômes, généralement à l’aide de la magie ou des forces surnaturelles. Elles y sont également décrites comme expertes en arts martiaux, en particulier dans le maniement des armes traditionnelles japonaises comme le yumi (arc), le tanto (dague), ou les sabres japonais comme le katana ou le wakizashi. Les miko de manga pratiquent presque toujours diverses formes de magie comme les o-fuda et différentes méthodes de divination. Dans les jeux de rôle occidentaux, les miko sont parfois considérées comme à peu près équivalentes aux classes de clerc, « sorcière blanche » ou paladin. Ce type de miko est parfois appelé betsushikime. Certaines miko historiques comme Izumo no Okunisont parfois considérées comme des betsushikime.

Les kuro miko (littéralement « miko noires », qu’on peut aussi traduire par « miko des ténèbres ») sont, dans la fiction japonaise, les équivalents maléfiques des miko traditionnelles. Elles servent des prêtres renégats ou directement des démons. Les kuro miko sont généralement expertes en démonologie et en magie noire ; elles portent une version « sombre » du costume traditionnel (où le rouge sombre, le doré et le noir remplacent le rouge écarlate), parfois avec un masque. Ce type de personnage apparaît entre autres dans Inu-Yasha.

Source

Publicités
Étiquettes :

Article source:http://perso.univ-lyon2.fr/~mollon/M1FLES/07_08/japon/index.html

Les religions bouddhiste et shintô

Petite statue Le Shintô, la « voie des dieux », est la religion originelle du Japon. Elle est apparue aux alentours du 3èmesiècle, et constitue le fondement des valeurs japonaises : attachement à la communauté et au travail, culte des ancêtres, vénération de la nature. Elle s’est transformée au cours des siècles mais elle est toujours restée aussi présente dans l’esprit des Japonais. Les racines de cette religion viennent de l’animisme : il existe autant de dieux, les kami, que d’éléments naturels. Il n’y a pas de notion de péché ni d’enfer. C’est la religion nationale, dont l’Empereur est le plus haut représentant.Le bouddhisme, importé au Japon au 6ème siècle via la Corée, a conquis aujourd’hui 90 millions de fidèles : c’est donc la première religion du pays. Elle offre de parvenir à l’éveil spirituel par l’ascèse et la méditation. Au cours des siècles, différentes écoles se sont développées : ésotériques, portées sur les prières, zen, ou enfin plus proches du bouddhisme originel.
Petite statue en prière

Dans la pratique, les deux religions, shintoïsme et bouddhisme, sont étroitement imbriquées. Ceci s’explique par le caractère non exclusif des croyances. Un Japonais se marie généralement selon les rites shintô mais préfère se faire enterrer selon les rites bouddhistes. Tout au long de l’année, lors des fêtes religieuses importantes telles que les fêtes d’équinoxe, O-Bon le 15 août, ou encore le 1er janvier, les Japonais se rendent dans un temple pour prier, ils peuvent aller selon leur envie dans un sanctuaire shintô ou un temple bouddhiste.

Comment reconnaître un sanctuaire shintô d’un temple bouddhiste ?

La co-existence de ces deux religions explique qu’on distingue deux types de lieux sacrés, les sanctuaires shintô et les temples bouddhistes.

Shintô

L’entrée d’un sanctuaire shintô est toujours marquée par un torii (grand portique), généralement de couleur rouge, qui symbolise la séparation du monde sacré avec le monde réel. On accroche de la paille tressée et des rubans de papier à son sommet. Devant le bâtiment principal, on trouve toujours une fontaine pour se purifier en se lavant les mains et la bouche avant d’aller prier. Devant l’autel où l’on jette quelques pièces, on s’incline deux fois puis on sonne le gong, on frappe deux fois dans ses mains pour attirer l’attention des dieux et on fait à nouveau une petite courbette. Vous verrez à l’intérieur du temple beaucoup de barriques de saké colorées en offrandes aux dieux ; mais vous ne verrez jamais de statue.

Torii Fontaine
Torii à l’entrée d’un sanctuaire Fontaine de purification

Bouddhiste

En entrant dans un temple bouddhiste, on passe une porte monumentale bordée de deux grandes statues de dieux gardiens au regard féroce et à l’attitude terrifiante. Ensuite on arrive généralement face à un grand hall au centre duquel est disposée la statue principale du temple : une représentation de Bouddha ou des principaux bodhisattva tels que la déesse Kannon. Autour du temple, on verra souvent un cimetière et beaucoup de statues. L’architecture des temples varie beaucoup en fonction de la secte à laquelle ils appartiennent : le zen en est une parmi d’autres.

La suite:

Lien externes:

Japon – Une nuit au temple

LES JARDINS DE SANUKI – JAPON

Étiquettes :

article source:http://universdujapon.e-monsite.com/

La religion au Japon

Généralités:

La religion au Japon est présente presque à chaque coin de rue. En fait il est quasiment impossible de dissocier religion et croyance, foi et conformisme social, rite et coutume. Il n’existe pas une, mais plusieurs religions chacune d’entre elles pouvant se diviser en plusieurs courants s’influençant les unes les autres. Leur réalité est particulièrement complexe et difficile pour le simple quidam occidental à saisir.

Le Christianisme:

– Le Catholicisme: Tout débuta au japon en 1549, lors de l’arrivée de François-Xavier, premier missionnaire jésuite. La foi catholique se développa rapidement soutenue par la population marchande de l’île et encouragée par la conversion de « daimyô » (seigneur locaux) aussi bien à Nagasaki qu’à Kyôto. Cette progression fut stoppée par Toyotomi Hideyoshi qui vit en l’influence espagnole et portugaise une présence hostile voir dangereuse. Ce fût cependant Tokugawa Ieyasu qui suite à la bataille de Sekigahara en 1600 interdit le catholicisme (édit de 1613). En 1638 suite aux exactions qu’ils subirent, les chrétiens se rebellèrent, ce fut la révolte de Shimabara où 35 000 chrétiens furent tués. 1639, le japon fut fermé aux étrangers (sauf exception, voir Histoire), en 1640 fut créé le « Shûmon aratame ». Le Shûmon aratame était une organisation chargée de contrôler la fois de la population en vérifiant dans les temples les registres de ses membres.

– Les protestants: historiquement implantés au Japon de par la présence hollandaise. Population beaucoup plus marchande que prosélyte qui fut tolérée pendant toute la période d’isolationnisme. Le protestantisme connu un regain « d’activité » avec l’arrivé au XIXème sicle de missionnaires américains.

Les orthodoxes :

fort peu nombreux. Il existe à Tôkyô une cathédrale orthodoxe, la cathédrale Nikolai.

Bien que ne souffrant plus de persécution, le christianisme vers la fin du XIX ème ne se développa que fort peu. L’état Japonais préférant encourager le Shintô comme religion d’état, l’esprit nationaliste de l’époque étant fort peu favorable à l’implantation de « croyances » étrangères. En 1930 l’ensemble des religions chrétiennes furent rassemblées au sein de « l’association japonaise des chrétiens catholiques »

Les chrétiens toute confessions confondues au japon représentent environ 1% de la population.

L’islam n’est pas vraiment représenté dans l’archipel mais tend depuis quelque années à se développer surtout par la voie de l’immigration. Il existe une mosquée à Tôkyô pour environ 45 000 fidèles que compte l’archipel.

Le Shintô:

Origine et fondement:

Le Shintô (神道), la voie du divin, est la religion indigène du japon. De type animiste et panthéiste cette croyance chamanique ne possède pas une origine formellement identifiée. Elle serait pour certain une survivance des rites de l’époque Jômon, pour d’autre le Shintô serait issue de croyances provenant de l’Asie du sud est ou de Polynésie notamment par le culte phallique. Elle aurait certainement subi l’influence des populations altaïques. Le Shintô présente aussi des similitudes frappantes avec la mythologie aïnoue. Cette confession hétérogène et polymorphe s’enrichissant des croyances héritées au cours du temps, aux divinités nombreuses, n’a pas toujours pour la population indigène eut un cloisonnement étanche avec d’autres systèmes théologiques tel que le bouddhisme, confucianisme ou taoïsme. Une dissociation progressive, avec le bouddhisme notamment, a commencé à s’opérer au VIIe siècle avant d’être officiellement établie sous l’ère Meiji.

Le Shintô ne possède pas vraiment à l’inverse des religions chrétienne ou juive par exemple, de texte sacré même s’il existe certain écrit tels que le Kojiki, le Nihon shoki et le Jingiryô. Le Shintô primitif mélange tout à la foi le culte phallique (Shivaïque?), solaire (Sibérie?) et le culte de l’eau.

La mythologie Shintô assez complexe, attribue la création du Japon (Onokorojima) au couple incestueux des divinités primordiales Izanami et Izanagi.

Le Shintô se base sur le respect des Kami, des divinités ou des esprits pouvant habiter toute chose. En découle une grande attention pour la nature et un certain culte des ancêtres. Les prêtes Shintô sont des laïcs recevant une formation spécifique.

On distingue traditionnellement quatre branches au Shintô,

Le Shintô impérial (Kôshitsu) (l’empereur aurait pour ascendant Amaterasu le kami du soleil),

Le Shintô d’état (Kokka Shintô) (sous l’ère Meiji le Shintô devint la religion officiel du japon,

Le Shintô populaire (Minkan Shintô) (la population locale a toujours eu une tendance syncrétiste mêlant à la fois les doctrines bouddhiste et Shintô),

Le Shintô sectaire (Jinja Shintô) (on dénombre aujourd’hui plus d’un milliers de sectes différentes. les sectes les plus importantes sont : Izumo-taisha-kyô, Konkô-kyô, Kurozumi-kyô, Shinri-kyô, Shinshû-kyô, Ômoto-kyô, Dainippon-daidô-kyô, Yamato-kyôdan, Shinboku-kyôdan, Daishinkai-kyôdan, Seikô-kyô et dans une moindre mesure, Shintô Gobushô, Shintô Honkyoku, Shintô Kotoku-kyô, Shintô-kyô, Shintô-Kyôdan, Shintô Tai-Kyô…

Ces sectes peuvent donner naissances à des regroupement de sectes comme le Kyôha-Shintô-rengôkai (qui regroupe par exemple Izumo-taisha-kyô, Konkô-kyô, Kurozumi-kyô, Shinri-kyô, Shinshû-kyô) ou à des « sous-sectes » Shintô kanshin-Kyô étant une branche de la secte Shintô Tai-Kyo qui comprend plus d’un million de fidèles.

Le sanctuaire Shintô:

Souvent dans des sites naturels impressionnant, l’entrée d’un sanctuaire Shintô est marquée par la présence d’un torii (portique sacré en bois, pierre ou béton) indiquant la nature sacrée des lieux.

Le caractère sacré des lieux est aussi indiqué par la présence de shimenawa (corde de chanvre tressée) et de gohei (guirlande de papier plié en zigzag).

Le Honden, l’édifice le plus important, abrite un ou plusieurs kami. Il n’est pas destiné à recevoir les fidèles, ceux-ci font tinter une cloche et/ou frappent dans leurs mains (pour attirer l’attention du kami), de s’incliner respectueusement (en psalmodiant éventuellement) tout en jetant une offrande.

Les fidèles se purifient avec de l’eau avant de se présenter devant le/les kami.

(Une fontaine, souvent fort artistique, est à la disposition des fidèles. Une louche avec un long manche (hishaku) permet de recueillir l’eau pour se laver les mains et/ou la bouche. Nota: Il est conseillé de récupérer l’eau qui sort directement de la fontaine)

Sont conservés dans le Honden, l’image et le miroir du kami consacré (mitamashiro, goshintai).

le plus souvent en face de le Honden se trouve le Haiden une sorte d’oratoire réservé aux prêtes.

Il peut exister des petits sanctuaires périphériques d’importance moindre appelés Massha.

(Une boutique est en général présente au sein du sanctuaire et propose moyennant finance toutes sortes de services: souvenirs, charmes et prédictions).

Pour savoir comment se visite un sanctuaire, cliquer ici.

Le Bouddhisme:

L’évolution du bouddhisme au Japon.

La date exacte d’introduction de la doctrine bouddhiste n’est pas établie. Le bouddhisme serait apparu au japon entre 538 et 552 date à laquelle le roi du Paekche (Corée) aurait envoyé une délégation à l’empereur Kimmei du Yamato à Asuka pour lui demander dans une missive (exposant les préceptes bouddhiques) un soutien face à son belliqueux voisin le Silla.

En 562 la perte des possessions japonaises en Corée et le rapatriement voir la fuite de certains artistes et poètes face à la guerre favorisa encore un peu plus l’entrisme de cette nouvelle religion.

L’arrivée du bouddhisme fut bientôt le prétexte à querelle. Ayant dans un premier temps surtout atteint les couches sociales les plus hautes de la société, le peuple restant plus ou moins hermétique à cette nouvelle confession, des rivalités claniques apparurent entre Shintô et Bouddhiste plongeant le japon dans un état de guerre civile plus ou moins permanent.

Le clan des Mononobe favorable au Shintô s’opposait au clan Soga qui visait à introduire le bouddhisme comme religion d’état. En 587 les Soga écrasèrent le clan des Mononobe, la cour entière se convertie et le bouddhisme devint sous la régence de Shôtoku la religion d’état. Shôtoku s’inspira des lois bouddhique pour écrire sa constitution en 17 articles et en 607 après avoir repris les relations avec la chine il envoya plusieurs missions qui revinrent avec, entre autre, nombre de textes religieux et philosophiques. Le bouddhisme continua à être encouragé sous l’empire des Taïka.

En 653 Dôshô, religieux revenant de Chine, rapporta les enseignement de la secte Hossô, en 658 ce fut le retour des religieux Chitsû et Chitatsu, chaque nouvelle expédition rapportant de nouvelles idées, pratiques et évolutions dans la pensée bouddhiste.

En 749 fût érigé le Daibutsu au temple Tôdai-Ji à Nara.

Au VIIIe siècle s’établirent à Nara six sectes bouddhistes qui allaient prendre une importance et un pouvoir considérable. Ces six sectes (Kusha-shû, Jôjitsu-shû, Hossô-shû , Sanron-shû, Ritsu-shû) s’appuyaient chacune sur des écrits différents dont le peuple fut totalement imperméable.

Face à la montée en puissance de ces sectes l’empereur Kammu missionna certains religieux afin de rapporter de nouvelles doctrines de Chine. Ce fut le cas de Saichô fondateur de la secte Tandaï et de Kûkai fondateur de la secte Shingon. Bien que ces deux nouvelles sectes furent plus syncrétiques que les précédentes elles ne touchaient toujours pas le peuple aussi l’amidisme (culte d’Amida, un bouddha), promettant le salut de tous et de pratique beaucoup plus simple, apparu t-il.

Deux grandes sectes apparurent par la suite, souvent par réaction face à la décadence du pouvoir en place tout en étant imprégné d’Amidisme: le Nichiren-shû et le Jôdo Shin-shû. (nota: le Zen-shû (le zen – 禅) apparu au Japon vers 1191.)

Par la suite le bouddhisme ne connu pas d’évolution notable, les sectes et les « sous-sectes » continuant à se créer, diviser… Sous l’ère Meiji peu favorable à la religion bouddhiste considérée comme étrangère (l’obligeant par la même à se restructurer) apparurent de nouvelle secte syncrétique tel que le Tenri-kyô. Certaines sectes « modernes » continuent de nos jours à se créer et se développer et peuvent compter plusieurs millions de fidèles.

Le culte Bouddhique:

Le Bouddhisme axe ses réflexions sur la douleur de l’homme. Partant du constant que le désir est une source de souffrance, le bouddhisme prône l’ascétisme comme outils permettant de circonvenir à cet état.

Des enseignements du Bouddha Gautama quatre réflexions (vérités) sont menées basées sur (i) l’existence de la souffrance, (ii) son origine, (iii) les chemins permettant de la faire cesser et (iv) la fin de la souffrance.

L’objectif étant d’atteindre un état de plénitude totale, délivré de toutes souffrance appelée le nirvana (extinction). (Notion difficile à traduire dans la mesure où ne sont utilisées pour le traduire que des négations.) En atteignant cette sérénité on s’affranchit du Samsara le cercle de la réincarnation pour devenir un être éveillé, un bouddha.

On distingue dans le bouddhisme plusieurs grands courants. Celui qui a pénétré le Japon est celui qui est pratiqué dans une grande partie de l’Asie orientale (Grand Véhicule). Ce bouddhisme se base sur le principe que les êtres sur la voie de l’éveil (les bodhisattvas) doivent sacrifier leur vie afin de permettre aux autres hommes d’atteindre le Nirvana.

Étiquettes :

Source image:http://www.fanzet.com/guido/journal11.htm

Source article:http://nezumi.dumousseau.free.fr/pmwiki/index.php5?n=Main.Shingon

L’école Shingon (眞言 ) est une école bouddhiste vajrayâna japonaise, fondée au VIIIe siècle par le moine Kûkai qui reçut le titre posthume de Kobo Daishi, le grand instructeur de la Loi. Le nom signifie « parole vraie »; c’est la traduction japonaise du mot sanscrit mantra qui désigne la prière mystique en Inde.

Son idéal se résume dans la phrase « Sokushin-Jôboutsu », qui signifie « devenir bouddha dans cette vie avec ce corps ». C’est en purifiant le cœur de ses passions parasites, en cultivant modestie, simplicité, pureté, concentration qu’il devient possible d’exprimer son esprit bouddhiste.

 

Théorie

L’enseignement du Shingon se réfère principalement à deux textes sacrés, le Kongôtchô-kyô et le Daïnitchi-kyô, écrits vers le IIe siècle au monastère de Nalanda dans le nord de l’Inde. Cette école bouddhiste du yoga des trois mystères, le « traïguya-yoga », explique qu’il est possible de devenir Bouddha dès cette vie.

Ces enseignements affirment que la nature originelle de l’esprit de l’homme est pur, c’est le cœur de compassion, la « bodhi », dont l’essence est identique à celle de l’Univers. Si nous souffrons, c’est parce que nous nous attachons à ce qui est éphémère dans ce monde de la forme et du désir, que chacun conçoit ainsi en fonction de ce qu’il est intérieurement. Les passions, regroupées sous le vocable de triple poisons (la concupiscence, la colère et l’aveuglement) correspondent à des forces vitales nécessaires à la survie et au développement de tout organisme animal. Le désir et l’aversion structurent le moi et l’obligent à se perfectionner pour mieux arriver à ses fins matérielles.

Durant de nombreuses vies passées, la nécessité de s’affirmer et de défendre son territoire, malgré et contre les autres, a développé une vision dualiste du monde qui a imprégné le subconscient de tous les êtres. C’est la principale cause de l’égarement, de la perte d’une perception plus globale de la vie, l’« inscience ». C’est pourquoi dans le bouddhisme ordinaire, on conçoit que c’est par l’extinction des passions que peut être atteinte l’illumination, ce qui laisserait penser qu’il y a de bonnes et de mauvaises tendances dans l’être humain, ce qui aurait pour effet de le dualiser, de « diaboliser » sa sensualité. Il ne s’agit pas de renoncer à tous ses besoins, mais de spiritualiser sa vie, par exemple en mangeant avec un sentiment de reconnaissance vis-à-vis des êtres aux dépens desquels nous nous nourrissons. Ainsi, se nourrir devient une pratique spirituelle, parce qu’absorber de la nourriture revient à participer au processus de vie de l’univers.

Si d’un point de vue relatif, il reste exact que les passions sont source d’égarement et de souffrance ; dans le vajrayâna les passions sont considérées en vérité absolue de la même nature que l’éveil (soku bodaïshin), car c’est cette même force vitale qui anime les êtres vers des désirs mondains qui va être transformée, sublimée par alchimie interne en énergie spirituelle de compassion-sagesse, dont l’essence est la nature ultime de l’univers et de tous les êtres. Celui qui réalise que le fond de son cœur, « bodhi », est le même que celui de tous les êtres, devient un avec le tout, il dissout son moi dans l’univers comme une goutte d’eau se dissout dans l’océan.

Le Shingon utilise la nature comme symbole pour expliquer le monde spirituel invisible considérant que la vie des êtres et de la nature est l’expression du Bouddha conçu dans son aspect Dharmakaya, la force de vie de l’univers. Cependant, le shingon n’est pas un panthéisme, il ne se réduit pas au culte des forces de la nature comme dans le shintoïsme. Quand on parle par exemple des cinq éléments ou du soleil, il s’agit d’états de conscience qui sont décrits ainsi.

Dans le Shingon, le Bouddha ultime symbolisant l’univers est appelé « Dainishi Nyorai » Maha Vairocana, le Bouddha grand soleil, car la lumière du soleil symbolise au mieux l’état de la conscience purifiée qui perçoit la vacuité. La lumière blanche est la synthèse et la source de toutes les autres couleurs. C’est pourquoi il existe un Bouddha ultime qui rassemble toutes les qualités des autres bouddhas et Bodhisattvas, qui sont l’expression de ses différents aspects.

Il s’agit donc de faire fusionner son esprit avec « Dainishi Nyorai » par la pratique des trois mystères, qui sont le mystère du corps, de la parole, et de la pensée, c’est-à-dire effectuer simultanément un geste symbolique avec les mains, un mûdra, répéter un mantra et visualiser devant soi la forme de la divinité bouddhique en rapport.

Comme l’univers est très vaste, nous avons à développer diverses qualités de conscience pour nous y intégrer harmonieusement, elles sont les étapes qui amènent à l’éveil spirituel, samadhi. Ce processus d’éveil a été structuré sous la forme d’un diagramme mystique appelé mandala, comportant différents quartiers avec de nombreux bouddhas.

Un mandala est une carte d’anatomie spirituelle de l’homme expliquant comment pénétrer à l’intérieur de ses centres d’énergie (chakra). La méditation sur sa forme en répétant les mantras et effectuant les mûdras permet de se connecter avec le cœur des bouddhas et du maître qui a initié le pratiquant. Les deux grands mandalas du Shingon, le Kongôkaï et le Taïzôkaï, regroupent ainsi de nombreuses divinités bouddhiques symbolisant différents niveaux de conscience. Disposées en plusieurs quartiers, expriment la compassion, douceur, d’autres l’intelligence, le discernement, d’autres encore l’énergie, la force pour vaincre tous les aspects négatifs du subconscient.

La  suite:

Nichiren

Posted on: 12 avril 2011


Note de sylv1,adm.

Un moine célèbre, dont l’influence  » résistait au temps ».On dit qu’avec ses prières il était capable d’apaiser une tempête….

Source image: http://rinconquepiensa.wordpress.com/2010/01/

 

article source:http://fr.wikipedia.org/wiki/Nichiren

Statue de Nichiren devant le Honnō-ji à Kyoto

Zennichi-maro (善日麿) dit Nichiren (日蓮) (1222-1282) est un moine bouddhiste japonais fondateur du bouddhisme de Nichiren parfois appelé « école du lotus ».

La suite:

vidéos youtube:

Nichiren Shoshu

Nichiren Buddhism Daimoku (6 beats)


Dans le dernier sermon qu’il prononça à Eihei-ji quelques mois avant sa mort, Maître Dôgen commente le Dernier testament du Bouddha.
Extrait du film « Zen (2009) » de Banmei Takahashi, qui retrace la vie de Maître Dôgen au XIIIème siècle

vidéo youtube:


Article,source:http://www.tao-yin.com/philosophie/bouddhisme_zen.html

par Georges Charles

 

Une éternelle question de définition…

 Zen, en langue japonaise, est la dénomination la plus utilisée pour qualifier une pratique d’origine indienne, Dhyana en sanscrit, Jhâna en pali, qui s’est implantée en Chine sous le nom de Chan (Tch’an), est parvenue en Corée comme le Sôn, au Vietnam comme le Thiên et que l’on considère être, en Occident, une forme de méditation bouddhiste.

Or, en sanscrit ancien Dhyana signifie simplement  » agir « ,  » être  » (Nna)  » centré  »  » au milieu de  » (Dhyan, Dian). Cela fut littéralement, presque phonétiquement, traduit par Jhâna, Chan Na (T’ian Na, Tch’an Na) en langue chinoise puis par Zen Na en japonais. De là, on passe simplement au Chan puis au Zen.
Les Japonais ayant été les premiers à implanter cette pratique en Occident, et particulièrement en France, le terme Zen est demeuré comme un générique au même titre qu’un  » film de karaté « , terme japonais désignant un art martial spécifique, peut fort bien être, en réalité, un film chinois basé sur le kung-fu.
Ce qui est totalement différent.
De même on parlera plus volontiers de Do In, en japonais, pour qualifier l’art du massage oriental alors qu’il s’agit le plus souvent d’une pratique d’origine chinoise dont la transcription normale est Tao Yin ou Daoyin.

 

Cette nipponisation souvent excessive, on ne prête qu’aux riches, finit par déteindre sur la pratique elle-même puisqu’il est désormais question, presque officiellement, de Dan (niveau en japonais) et de ceintures noires jusque dans les pratiques chinoises et que les fédérations regroupant les pratiques japonaises prétendent encore et toujours faire valoir un monopole sur les pratiques chinoises… et par extension coréennes, vietnamiennes.
Il est, par contre, intéressant de remarquer que la dénomination originelle du Dhyana demeure très proche du terme français  » méditation « . En effet, celui-ci se compose d’une racine  » médius  » signifiant milieu, centre et du suffixe  » action – axion   » signifiant agir, acte.

 

La suite

Autre article, source :http://www.la-pierre-et-le-sabre-iaido18.fr/religion.htm

 

Il existe de nombreuses religions au Japon mais les deux principales sont le shintoïsme et le bouddhisme . La plupart des Japonais s’identifient aux deux religions , sous la forme d’un syncrétisme ancien. Histoire des religions au Japon

 

Le Shintoïsme, natif du Japon

 

Le shintoïsme est né au Japon d’un mélange entre animisme , shamanisme , et culte des ancêtres . Peu à peu, tous ces cultes de la fertilité, ces vénérations de la nature, parfois capricieuse ( tremblements de terre , typhons , tsunamis , etc), se sont amalgamés et codifiés pour former le shinto.

Les origines du shintoïsme remontent très loin dans le passé. On se pose encore la question de savoir si la culture Jomon (environ 11 000 à 300 av J.C.) possédait une religion centrée sur la vénération de dieux ressemblant peu ou prou à ce qu’on connaît aujourd’hui. Avec la culture Yayoi (d’environ 300 av J.C. à 300 ap J.C.), plus complexe, commence à apparaître une iconographie de style shintoïste nettement plus marquée. L’introduction de la culture du riz semble avoir apporté avec elle des rites liés aux semailles et à la moisson, probablement très proches des rituels shintoïstes encore pratiqués aujourd’hui dans les campagnes japonaises.

Les historiens présument que la conversion des Japonais au christianisme a été forcée, même si les chrétiens prétendent que cette conversion visait uniquement à reproduire le comportement exemplaire de leurs seigneurs. Les chrétiens du Japon de cette époque sont appelés kirishitan  ; la grande majorité d’entre eux abandonnèrent leur foi après les persécutions, suite à l’interdiction du christianisme par le shogunat Tokugawa en 1614.

 La suite:

 


Traducteur Google

Bannière du site

La diversité est une richesse, l’art un moyen d’expression

La diversité est une richesse, l'art un moyen d'expression

Contact

japonpassiondesylv1@live.fr

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 443 autres abonnés

Sondage

Catégories

Fréquentation

  • 342,983 visiteurs
hobbies
Please do not change this code for a perfect fonctionality of your counter hobbies
jeux de casino

Fréquentation du blog

Livre d’or

météo Japon/France

japon passion de sylv1

%d blogueurs aiment cette page :