Japon Passion de sylv1

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illustration: pouette.me/

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Source du texte: tibere.le.chat.free.fr/

Il était une fois, il y a de cela très longtemps, dans un village, une noble dame orgueilleuse et méchante. Elle était très riche, mais son coeur était dévoré par l’envie. Elle enviait les autres non seulement pour leur argent et leur bien, mais aussi pour leur beauté et leur jeunesse. Même la bonne humeur ou l’amitié qui régnaient entre ses compatriotes la désespéraient. Il lui suffisait de voir sur le visage d’un pauvre un sourire pour frapper, avec colère, du pied et crier :
« Voyez ce pauvre diable, il est pauvre et malgré cela le monde lui plaît ! Et moi ? Je suis bien plus noble que lui et, pourtant, je n’ai que des soucis. Comment est-ce possible ? » Et, tout en donnant ainsi libre cours à sa mauvaise humeur, elle réfléchissait comment elle pourrait bien ternir la joie du pauvre.

Parmi les serviteurs de la noble dame se trouvait la petite Youkiko. Ses parents étaient morts depuis longtemps, et elle grandissait donc, sous les cris et les coups, dans la maison de sa noble maîtresse. Malgré les souffrances qu’elle devait endurer, elle avait gardé un coeur pur et des manières calmes et aimables. Le seul être, qui, dans la maison, lui était attaché, était une petite chatte noire qui était l’objet de tout l’amour de la jeune fille.Chaque soir, la chatte venait sur son lit et, pendant la journée, elle rôdait souvent autour de la jeune fille se frottant le dos contre ses jambes. Dans ce cas, la jeune fille prenait la petite chatte dans ses bras, caressait son pelage soyeux et en oubliait tout le chagrin qu’elle pouvait avoir. Elle se sentait ainsi moins seule, car elle avait au moins une âme soeur dans le monde.

La maîtresse eut évidemment connaissance de cette amitié et lorsqu’elle rencontrait quelque part la jeune fille avec la chatte, elle avait aussitôt beaucoup de travail à donner à Youkiko.

« Puisque tu as suffisamment de temps pour t’occuper de la chatte, tu pourras certainement faire encore ceci ou cela pour ta maîtresse qui te nourrit ! » avait-elle coutume de dire, et la pauvre Youkiko ne savait où donner de la tête.

Le sort de la pauvre chatte n’était guère meilleur. La maîtresse la battait, lui tirait les moustaches ou la caressait à rebrousse-poil et lui disait en riant : « Voyons, qu’y a-t-il qui ne te plaise pas ? Mes caresses sont-elles moins tendres que celles de Youkiko ? »

La petite servante n’osait plus caresser sa chatte qu’en cachette, mais elle continuait à partager son repas avec elle et, lorsqu’il restait quelques poissons frais d’un festin, elle les apportait toujours à la petite chatte. Les rares instants qu’elle pouvait passer avec sa petite amie étaient sa seule joie. Elle se sentait soulagée lorsqu’elle pouvait – bien qu’en cachette et dans la peur permanente d’être découverte confier à la chatte son chagrin et raconter les mauvais traitements que sa maîtresse lui infligeait.

Mais, un jour, Youkiko chercha sa petite chatte en vain. Bien qu’elle courût souvent dans la cour ne serait-ce que pour saisir au vol un regard de son amie, elle ne put l’apercevoir.

« Elle est certainement partie en promenade et ne reviendra que ce soir, » se consola Youkiko. Mais, pas plus que la journée elle ne vit le soir la chatte, qui ne vint pas, comme de coutume, lui rendre visite dans son lit. Jusqu’au matin, Youkiko resta éveillée. Au moindre bruit, elle se levait car, chaque fois, elle espérait que c’était sa chatte qui grattait à la porte.

Le matin, elle se leva, pâle, les yeux rouges d’avoir pleuré, et vaqua, fatiguée, à son travail. La chatte avait disparu et ne revint plus jamais. Bien souvent, la petite Youkiko pleurait d’avoir perdu sa seule et unique amie sans savoir ce qu’il lui était arrivé.

La seule qui se réjouît de la disparition de la chatte était l’orgueilleuse maîtresse. Le chagrin de la servante était doux à son coeur et, de ce fait, elle n’en voulait pas à la chatte de l’avoir, au fond, quitté elle, la maîtresse. Chaque fois qu’elle voyait le visage triste de la jeune fille, elle disait cyniquement : «Tu vois, tu vois, voici ta récompense. Si tu penses à tout ce que tu as enduré en raison de la chatte et que, au lieu de t’en être reconnaissante, elle est partie sans avertir. Je suis certaine que, pendant qu’elle te faisait des avances, elle ne pensait qu’à la façon de se sauver. Dans ce monde tous les êtres sont mauvais, les hommes comme les animaux. »

Ainsi, elle essayait, dans sa perfidie, d’aggraver encore le chagrin de la jeune fille. Mais Youkiko ne laissait pas salir la mémoire de sa petite chatte. Bien sûr, elle n’osait pas contredire sa maîtresse, mais elle ne croyait pas un seul mot de ce que celle-ci disait et pensait à part elle :
« Ma petite chatte a certainement eu un malheur, et je ne peux même pas lui venir en aide car je ne sais pas où elle se trouve. » Et, jour et nuit, elle se préoccupait du sort de sa petite amie.

Quelque temps avait passé lorsque, un jour, un prophète passa dans le village. Il était sage au point de non seulement dévoiler les secrets de l’avenir, mais aussi de donner des réponses à plus d’une question épineuse concernant le présent. Il fut invité dans bien des maisons et, cela va de soi, également dans celle de la noble dame orgueilleuse qui le questionna jusqu’à fort tard dans la nuit – car, enfin, même un prédicateur doit gagner l’argent qu’on lui donne.

La petite Youkiko aurait bien aimé demander à l’homme sage ce qu’était devenue la petite chatte; mais la méchante maîtresse ne l’aurait jamais permis. Aussi, la jeune fille se cacha-t-elle près de la porte pour essayer de parler au prédicateur lorsque celui-ci sortirait de chez sa maîtresse. Elle avait grand-peur que celle-ci ne la trouve à cet endroit et ne la gronde de négliger son travail, mais le désir d’apprendre quelque chose sur son amie était plus fort que sa peur de la maîtresse. Youkiko dut attendre longtemps avant de voir le sage quitter la maison. Lorsque celui-ci arriva à la porte, Youkiko se leva, s’inclina profondément et lui raconta son chagrin. Puis, elle le supplia : « Noble sage, vous qui connaissez tant de choses étranges au monde, peut-être savez-vous aussi ce qu’il est advenu de ma seule amie, ma chatte noire ? »

Le sage réfléchit un instant, puis il répondit : « Ta chatte se trouve certainement sur la montagne des chats dans les monts Inaba, dans l’île Kyushu. Si, vraiment, tu as tellement envie de la voir, vas-y. Mais réfléchis bien, c’est dangereux et tu ne sais pas ce qui t’y attend. »

Sachant qu’il y avait un endroit au monde où elle pourrait revoir sa chatte aimée, Youkiko n’hésita pas un seul instant. Aucun danger, aucun obstacle ne pourraient l’empêcher de s’y rendre. Elle supplia sa maîtresse jusqu’à ce que celle-ci lui accordât quelques jours de congé.

« Mais, à ton retour, il faudra que tu travailles deux jours gratuitement pour chaque jour de ton absence, » dit la maîtresse et son âme noire se réjouissait à l’idée des dangers et des sacrifices que la jeune fille aurait à endurer. Et tout cela pour une simple chatte !

Youkiko fit son baluchon; il ne contenait pas grand-chose, seulement quelques galettes sèches qu’elle avait obtenues dans la cuisine. Puis, elle entama un voyage long et difficile. Pendant les nuits froides, elle dormait dans un buisson le long du chemin, car elle avait peur de s’égarer et, pour coucher dans une maison, elle n’avait pas assez d’argent. Le matin, dès qu’il faisait assez clair pour reconnaître la route, elle se hâtait d’avancer. Ses sandales en raphia furent bientôt usées et les pierres acérées lui blessaient les pieds.

Enfin, elle arriva dans l’île Kyushu. Il était tard lorsqu’elle atteignit le premier village où elle se renseigna sur les monts Inaba.

« Les monts Inaba se trouvent, là-bas, au-delà du fleuve, » dirent les paysans. « Mais ne t’avise pas d’y aller; c’est très dangereux. Seuls les chasseurs les plus courageux osent traverser le fleuve et, s’ils le font, ils ne s’éloignent jamais beaucoup de la rive et n’y restent jamais la nuit. Là-bas c’est le royaume des chats dans lequel jamais un homme n’a pénétré. »

Youkiko remercia poliment les paysans du conseil et refusa, encore plus poliment, la couche pour la nuit que les paysans lui offraient gentiment.

« Je saurai me défendre ,» répondit-elle à tous les avertissements instants. « N’ai-je pas fait le voyage à travers la moitié du monde dans le seul but d’atteindre le royaume des chats ! »

Voyant qu’elle insistait, les paysans la laissèrent aller. « Nous t’aurons avertie des dangers, » dirent-ils. « Si tu ne veux pas nous écouter, c’est ton affaire. »

À la sortie du village, Youkiko bifurqua vers le fleuve et chercha un gué. De l’autre côté du fleuve s’étendait un bois touffu qui montait le long de la pente. Youkiko rassembla tout son courage et pénétra dans la sombre forêt. Elle avançait avec précaution, tout en regardant constamment derrière elle, mais tout était calme, aucune branche ne bougeait. Le chemin montait abruptement et Youkiko, qui avait déjà fait tant de route, commença bientôt à être fatiguée. Elle pensait déjà devoir passer la nuit dans la forêt lorsque, soudain, les arbres s’écartèrent, laissant voir une grande clairière sur laquelle brillaient des toits rouges.

« Ce sont certainement des gens riches qui habitent ici; tout est si propre et si bien construit ! »

Elle s’approcha d’une clôture et appela. Après un moment, une svelte jeune fille sortit de la maison, s’inclina devant Youkiko et demanda ce qu’elle désirait.

« Je suis la servante Youkiko, » répondit la jeune fille. « J’avais une seule amie, une chatte noire, qui a disparu un beau jour. Je l’ai pleurée longtemps : un jour, un prédicateur m’a conseillé de la chercher sur les monts Inaba dans l’île Kyushu. J’ai dû marcher pendant longtemps avant d’atteindre, aujourd’hui, l’île. Mais je suis si faible que je peux à peine avancer. Auriez-vous l’amabilité de m’héberger pendant la nuit avant que je n’entame la montée de la montagne des chats ? Je ne vous causerai aucun dérangement. »

La jeune fille l’écouta attentivement puis, souriant gentiment et s’inclinant, elle dit : « Tu es donc venue te faire manger ? »

À ces paroles, Youkiko eut peur et voulut s’enfuir; mais, d’un bâtiment voisin sortit une petite vieille bossue qui s’avança, gronda la jeune fille et la renvoya.

« Excusez-la, je vous en prie, certainement s’est-elle encore comportée de manière irrespectueuse, » dit la vieille à Youkiko en s’inclinant profondément. « Elle ne sait pas se tenir convenablement. Toutes mes remontrances ne servent à rien. Elle vous a sans doute dit quelque chose de désagréable, car vous êtes toute pâle. Mais, ne lui en veuillez pas; elle ne sait pas accueillir les invités. Dites-moi, belle enfant, ce qui vous a conduit jusqu’ici. »

Les paroles aimables de la vieille calmèrent Youkiko qui, en répétant son histoire, retrouva sa sérénité.

La vieille écouta attentivement, puis elle sourit à Youkiko et lui dit : « Rentre donc, jeune fille. Tu pourras te reposer chez nous des fatigues du voyage. Ne crains rien; si déjà tu as entrepris un aussi long voyage pour te… » le reste ne fut plus audible pour Youkiko. La vieille continuait à murmurer pour elle-même; mais sans cesser de sourire. En multipliant les courbettes, elle conduisit la jeune fille dans la maison et lui fit préparer un bain. Après le bain, elle fit entrer Youkiko dans une pièce propre et agréable, lui adressa encore un sourire encourageant, puis la quitta lui disant qu’elle irait chercher à manger.

Youkiko s’assit sur une natte et contempla avec curiosité la pièce. Le bain l’avait rafraîchie et elle se sentait bien.

« C’est une maison étrange, » se dit-elle au bout d’un moment. « Elle comporte tant de pièces, de coins et de recoins, tout est si propre et si ordonné. Les maîtres doivent avoir de nombreux serviteurs. Et, tout ce monde qui doit habiter ici ! Mais, où sont-ils tous ? Je n’ai vu personne. Et puis, tout est si calme ! »

Ce calme était vraiment inquiétant. Soudain, Youkiko eut l’impression d’entendre des voix dans la pièce à côté. Sa curiosité la piquant, sans faire de bruit, elle se leva et entrouvrit un peu la porte. Dans la pièce, deux jeunes filles d’une extraordinaire beauté étaient couchées sur des nattes. Leurs cheveux étaient montés dans une haute coiffure compliquée, piquée d’aiguilles en ivoire finement sculptées. Dans leurs visages blancs et lisses, de fins sourcils surmontaient des yeux noirs, et de merveilleux kimonos en lourde soie soulignaient encore la grâce des jeunes filles. Celles-ci se parlaient si bas et si tendrement qu’on avait l’impression d’entendre ronronner des chats.

Youkiko referma la porte et en ouvrit une deuxième. Là, également, elle vit deux très belles jeunes filles. Elles étaient agenouillées devant une glace et se maquillaient. Youkiko referma aussi cette porte et retourna s’asseoir. De nouveau, elle fut entourée de ce silence pesant; que n’aurait-elle pas donné pour pouvoir parler avec quelqu’un. Au bout d’un moment, elle se leva de nouveau et colla l’oreille à la première porte dans l’espoir de comprendre ce que se murmuraient les belles jeunes filles.

Elle dut faire un grand effort pour distinguer les paroles, mais ce qu’elle entendit la fit frissonner de peur. L’une des deux jeunes filles disait à l’autre : « Tu sais, la nouvelle qui vient d’arriver veut rendre visite à son amie, une chatte qu’elle aime par-dessus tout. Il vaudrait mieux ne pas la manger. »

Youkiko trembla de tous ses membres, d’effroi. Elle reprit place sur la natte et réfléchit fiévreusement à ce qu’elle devait faire. Alors, la porte s’ouvrit, livrant passage à une jeune fille gracieuse, vêtue d’un kimono brun en lourde soie brodé de chrysanthèmes blancs et décoré d’une épaisse ceinture de brocart. Elle posait ses pieds sans bruit et lorsque Youkiko, dominant sa terreur, leva la tête pour regarder la jeune fille dans les yeux, elle reconnut son amie, la chatte noire, qui avait l’aspect d’une jeune fille à l’exception de la tête qui était restée celle d’un chat.

« Je te souhaite la bienvenue, chère Youkiko. Tu ne peux pas savoir combien je te suis reconnaissante de ton amour qui fut ma seule consolation dans la maison de l’orgueilleuse maîtresse. Et aussi de la peine que tu as prise pour me rendre visite. » La chatte sourit gentiment et continua : « J‘étais déjà vieille, à moitié morte de faim et malade; donc, je ne pouvais rester plus longtemps au service. Tu as certainement déjà remarqué, chère Youkiko, que tu te trouves ici dans le palais des chats. Il héberge tous les chats qui ont été chassés par les hommes ou qui sont vieux et malades. Chacun ou chacune d’entre nous aspire toute sa vie à séjourner dans le palais des chats – c’est un véritable paradis des chats, où nous sommes largement dédommagés de toutes les misères que les hommes nous ont infligées. Mais, pour les hommes, il n’y a pas de place ici. Les chats de tout le Japon se rencontrent ici et s’ils te trouvent, tu seras en danger. Repose-toi et retourne auprès des hommes. Pour le moment, il n’y a que mes amies dans la maison; elles ne te feront rien de mal. Mais, bientôt, les autres chats vont revenir de la chasse et je ne pourrais te protéger devant cette multitude. Je t’apporterai de quoi te restaurer, puis il faudra que tu partes rapidement. »

La chatte sourit à Youkiko et s’en fut. Au bout d’un moment, elle était de retour portant sur un plateau un bol de riz blanc chaud, un bol de légumes et de poisson frais et une tasse de thé délicieux. La chatte posa une petite table devant Youkiko, s’agenouilla et servit son ancienne amie. Youkiko en fut ravie; jamais encore elle n’avait aussi bien mangé. Elle raconta à la chatte les nouveautés du village et comment le prédicateur lui avait dévoilé le chemin pour arriver au paradis des chats. Ainsi, elles rirent et bavardèrent comme de bonnes amies. Youkiko avait les joues roses de joie et de la bonne table, et toute sa fatigue semblait comme envolée. Mais tout a une fin. La chatte remporta le plateau et revint avec un sachet.

« Prends ce sachet et garde-le comme souvenir de moi, » dit-elle à Youkiko. « Il te protégera aussi en route. Si tu rencontres des chats sauvages, tiens seulement le sachet devant toi et secoue-le fortement, ils ne te feront rien. N’aie pas peur ! »

« Je te remercie de tout ce que tu as fait, chère chatte. Puisque je sais maintenant que tu vas bien et que tu ne manques de rien, je vivrai plus gaiement et plus tranquillement. Adieu, » dit Youkiko. La chatte l’accompagna jusqu’à la clôture et la suivit du regard jusqu’à ce que Youkiko ait disparu dans la forêt.

À peine Youkiko avait-elle fait quelques pas dans les bois que les chats sauvages se précipitèrent sur elle. De tous côtés, on voyait luire leurs yeux verts, et leurs cris menaçants ne promettaient rien de bon. À la dernière minute, Youkiko se souvint du sachet. Elle le sortit vite de son baluchon, le tint devant elle et le secoua fortement. Alors, les yeux verts se retirèrent, et les chats libérèrent la voie en miaulant méchamment. Ainsi, Youkiko continua à descendre la montagne en tenant le sachet devant elle et, partout, les chats se retirèrent. Enfin, elle arriva au fleuve et traversa le gué. Les chats ne pouvant la poursuivre sur l’autre rive, elle remit le sachet dans son baluchon et prit la direction de la maison. Elle se dépêchait, car pour chaque jour d’absence elle devait travailler deux jours gratuitement pour sa maîtresse orgueilleuse.

Celle-ci fut très surprise de voir sa servante revenir.

« Alors, personne ne t’a mangée en route ? Et ta chatte reconnaissante, qu’a-t-elle dit de ta visite ? »

Youkiko raconta à sa maîtresse orgueilleuse ce qui lui était advenu, elle parla du palais propre et bien ordonné des chats, des belles jeunes filles et, surtout, de son amie. Finalement, elle sortit le sachet que la chatte lui avait donné et l’ouvrit devant les yeux de la maîtresse vaniteuse. Leur étonnement à toutes deux fut grand lorsque Youkiko sortit du sachet l’image d’un grand chien aux crocs redoutables qui tenait dans ses pattes dix véritables pièces d’or.

Youkiko fut au comble de la joie. Tant d’argent ! Elle n’était donc plus une pauvre orpheline livrée aux humeurs d’une maîtresse orgueilleuse. Aussitôt, elle racheta sa liberté et ouvrit, dans la ville, une boutique où elle vendait des gâteaux de riz et d’autres douceurs. Puis, elle vécut heureuse et contente, ses pensées reconnaissantes allant souvent à son amie, la petite chatte noire.

Pendant que Youkiko se réjouissait de sa vie modeste, l’envie empêchait l’orgueilleuse noble dame de dormir. « Si une simple servante a eu tellement d’argent pour une simple visite à la chatte, combien n’en recevrais-je pas moi, sa maîtresse; certainement énormément plus ! » pensait-elle et cette idée la tenailla tant et si bien qu’un jour elle se dit : « Je ne peux me permettre de laisser échapper tout cet argent ! »

Elle loua des porteurs, fit emballer une grande quantité de bons mets dans des bahuts, et, sans révéler à quiconque de la maison ou du village l’objectif de son voyage, elle se mit en route vers les monts Inaba dans l’île Kyushu. Elle avança très vite – puisqu’elle n’avait pas, comme la pauvre Youkiko, à aller à pied, mais que, au contraire, elle était assise dans une chaise, incitant les porteurs à aller toujours plus vite. Finalement, elle arriva à son tour dans le premier village de l’île Kyushu et s’enquit aussitôt du chemin qui menait à la montagne des chats.

« La montagne des chats se trouve de l’autre côté de la rivière, là-bas, » répondirent volontiers les paysans. « Mais c’est une contrée très dangereuse, même nos plus courageux chasseurs n’osent pas trop s’éloigner de la rive. Vous feriez mieux de ne pas y aller. »

La maîtresse orgueilleuse rit seulement à ces paroles et ordonna de faire venir un batelier pour lui faire traverser la rivière. « Et, dépêchez-vous, » lança-t-elle encore à l’adresse des paysans. « Je n’ai pas le temps de rester longtemps dans votre misérable village ! »

« À chacun sa façon d’être heureux, » se dirent les paysans. « Nous l’avons avertie. En fin de compte ce n’est pas notre peau qui en jeu, mais la sienne. » Et ils laissèrent partir la maîtresse orgueilleuse.

À peine arrivée sur l’autre rive, celle-ci renvoya les porteurs au village.

« Je continuerai seule mon chemin; attendez-moi au village ! » ordonna-t-elle.

Et, à part elle, elle ajouta : « Vous n’avez nul besoin de savoir quelle richesse m’attend. »

Elle monta rapidement, connaissant le chemin d’après la description que lui en avait faite Youkiko. Mais, bientôt, elle se mit à haleter, épuisée par l’effort inhabituel de la marche à pied.

Elle essuya la sueur qui perlait à son front et fut très contente de voir enfin briller les toits rouges dans la clairière.

« C’est certainement le palais des chats, », se dit-elle. « Il n’a rien de particulier; il faut être servante pour y trouver quelque chose d’extraordinaire. »

Elle s’approcha de la clôture et appela : « Y a-t-il quelqu’un ? Faites-moi entrer ! »

Une belle jeune fille sortit alors du plus grand des bâtiments et s’inclina jusqu’à terre.

« Que désirez-vous, noble dame ? » demanda-t-elle avec une voix douce comme du velours.

« Je veux rendre visite à la chatte qui a servi chez moi et qui, un jour, s’est enfuie sans plus. Vous comprenez certainement l’insigne honneur que je fais à cette chatte de n’avoir pas hésité, moi, son ancienne maîtresse, à faire tout ce long chemin pour lui rendre visite. Je suis fatiguée et aimerais me reposer chez vous, » dit la femme du haut de son orgueil.

La belle jeune fille sourit et était sur le point de dire une de ses impolitesses habituelles, lorsque, d’un bâtiment secondaire, sortit une vieille grand-mère toute courbée qui s’approcha à petits pas rapides et chassa la jeune fille.

« Entrez donc, noble dame. Vous êtes certainement fatiguée de ce long voyage et aimeriez vous reposer un peu. » En multipliant les courbettes, elle ouvrit la porte et invita la maîtresse orgueilleuse à entrer.

« Celle-là sait au moins se comporter et recevoir un hôte aussi noble, » se dit la maîtresse orgueilleuse en suivant la vieille dans le bâtiment.

La vieille lui fit aussitôt préparer un bain et, ensuite, elle la conduisit dans une belle pièce où des nattes épaisses avaient été disposées pour faire un lit confortable.

« J’ai faim, » dit alors la maîtresse orgueilleuse d’un ton de commandement.

« Tout de suite, tout de suite, veuillez seulement attendre un instant, » répondit la vieille; et, en effet, peu après une servante fit son apparition portant un plateau avec les mets les plus délicieux. La maîtresse orgueilleuse mangea à sa faim et, comme l’effort inhabituel qu’elle avait fourni l’avait fatiguée – puisqu’elle n’avait jamais de sa vie autant marché à pied que ce jour – elle se coucha et s’endormit.

Mais, au milieu de la nuit, elle fut réveillée par un étrange grattement. Elle s’assit et regarda autour d’elle pour savoir d’où venait ce bruit. À travers les fentes de la porte, elle vit passer un rai de lumière. Elle se leva et entrouvrit la porte. Dans la pièce voisine, deux grands chats striés étaient couchés sur des nattes épaisses, leurs yeux verts luisant méchamment.

Vite, la maîtresse orgueilleuse referma la porte et, sur la pointe des pieds, elle alla vers la porte donnant dans la deuxième pièce voisine. Elle entrouvrit aussi cette porte, mais n’aperçut encore que deux chats, qui, eux, étaient mouchetés.

Alors, la maîtresse orgueilleuse fut prise de panique. « Youkiko ne m’a-t-elle pas dit que c’étaient de belles jeunes filles qui se trouvaient couchées dans les pièces ? – Mais, ici, je ne vois que d’horribles grands chats ! »

À cet instant, la porte s’ouvrit et son ancienne chatte entra.

Furieuse, la maîtresse orgueilleuse l’apostropha : « Il est vraiment temps que tu daignes faire ton apparition ! Je ne me plais pas du tout ici. Donne-moi vite un sachet avec des pièces d’or et laisse-moi sortir ! »

En entendant ces paroles, la petites chatte noire se rendit compte que son ancienne maîtresse n’avait en rien changé. Elle lança des regards méchants à la maîtresse, miaula fortement – et, à l’instant même, de grands chats accoururent de tous côtés et déchiquetèrent la maîtresse orgueilleuse.

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bamboo

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**Tengu de Kurama**
Ce tengu, divinité protectrice du Mont Kurama à Kyoto, vous accueille à la station Kurama. Un chemin de randonnée relie le temple Kurama au sanctuaire Kibune qui abrite le Dieu de l’eau, parcours idéal pour une petite promenade en pleine nature.

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Illustration:Le Kappa, une créature légendaire du Japon

Article source:http://dark-asie.blogspot.fr/

Le Kappa est une célèbre créature du folklore légendaire japonais. De nombreux japonais estiment que le Kappa existe véritablement et serait à l’origine de nombreux méfaits. Ces créatures étranges, dont la taile varie d’une trentaine de centimètres à plus d’un mètre, ressemblent à des tortues humanoïdes pourvues d’un bec. Le sommet du crâne des Kappa est creux et contient un liquide dont ils tirent leurs pouvoirs. Il y a souvent des cheuveux autour de leur crâne. Leur peau peut être jeune, verte ou bleue. Le Kappa sent très mauvais.

Les Kappas vivent selons les légendes dans les lacs, rivières et étangs du Japon.  Ils adorent par dessus tout les concombres et sont malgré leur côté prédateurs des créatures très polies qui vivraient plus d’un siècle. Leur politesse est leur faiblesse, car si on s’incline devant un Kappa, il en fera de même et le liquide au-dessus de son crâne se déversera par terre et il perdra ses pouvoirs magiques. Si on se montre incorrect lorsque l’on rencontre un Kappa, celui-ci attaque. Le meilleur moyen d’apaiser un Kappa est de jeter un concombre dans l’eau de l’endroit où il est supposé vivre. Il peut être dans de rares occasions très sociable et bienveillant bien que souvent farceur et peut ainsi jouer au shogi (échecs japonais) par exemple ou venir en aide à quelqu’un. Selon les légendes ce seraient les Kappas qui auraient appris l’ostéopathie aux japonais, ce qui explique le nombres de sanctuaires dédiés à ces créatures au Japon.

Le Kappa peut être dangereux. Il attire les humains (souvent les enfants) dans l’eau pour les noyer. Il y a d’ailleurs des panneaux de signalisation au Japon interdisant aux enfants de s’approcher des rivières à cause des Kappas (un bon moyen de dissuader les enfants). On l’accuse souvent de nombreux méfaits : vol, viol (il est réputé très lubrique) et même de dévorer les humains car les Kappas se nourriraient entre autre de sang et seraient considérés comme des vampires (on est loin de Dracula quand même…).

De nombreux témoignages contemporains racontent l’existence de Kappa. Ainsi vers Vers 11 h le 1er Août 1984, dans la ville de Tsushima située dans la préfecture de Nagasaki, un pêcheur nommé Ryu Shirozaki rentrait à pied de l’embarcadère locale après le travail. Comme il passait près de la rivière Kuta, il est tombé sur un petit groupe d’enfants jouant au bord de l’eau.

Comme Shirozaki approchait des enfants, il fut frappé par la façon bizarre dont leur peau luisait au le clair de lune. Quand il approcha de plus près ils plongèrent tous dans l’eau. Le lendemain matin, quand il retourna au même endroit, Shirozaki découvrit un ensemble d’empreintes de pas humides très étranges sur le trottoir à proximité. Les empreintes semblaient se composer d’une substance visqueuse qui avait commencé à coaguler sous le soleil chaud du matin.

Monsieur Shirozaki et quelques spectateurs curieux ont tout de suite soupçonnés que les empreintes appartenaient à un kappa. Lorsque les enquêteurs de la police judiciaire sont arrivés sur les lieux, ils ont déterminé que les empreintes gluantes se composaient d’une sécrétion inconnue. Ils ont pris un échantillon au laboratoire pour analyse, mais les résultats ne ce sont malheureusement pas avérés être concluants parce que l’échantillon était trop petit. Les policiers ont finalement abandonné leur enquête, et le mystère des empreintes visqueuses n’a jamais été résolu.

Une autre rencontre a eu lieu le 30 Juin  1991 dans la ville de Saito à Miyazaki, quand un employé de bureau nommé Mitsugu Matsumoto et sa femme Junko rentraient le soir chez eux. Lors de l’ouverture de la porte d’entrée, les Matsumotos ont été confrontés à une étrange odeur à l’intérieur de leur maison. A l’intérieur, ils ont trouvé des douzaines de petites empreintes de pas, humides autour de la porte d’entrée et dans le couloir, la salle de bains et deux salles de tatami. Au début, ils soupçonnaient un cambrioleur, mais ils ont vite compris que rien n’avait été volé.

La police a brièvement passé en revue la maison, mais n’ont rien trouvé, sauf un sol souillé de 30 empreintes de pas, chacun mesurant environ 7 centimètres de long et 6 cm de large, et ayant 4 ou 5 pieds. Pour Matsumoto, les empreintes n’avaient pas l’air humaines, pas plus qu’elles ne semblaient appartenir à un animal qu’il pouvait imaginer.

Plus tard cette nuit-là, comme Madame Matsumoto mettait son linge a sécher elle découvrit une tache orange inhabituelle sur certains vêtements. Le lendemain matin, comme Monsieur Matsumoto inspectait la maison de plus près, il découvrit un dépôt de liquide orange sur la chaîne stéréo portable dans la salle de tatami. Il apporta un échantillon au centre local de santé publique pour l’analyser, et les résultats indiquèrent le liquide avait une teneur en fer très élevée et une composition chimique semblable à de l’eau de source.

Troublé par l’incident, Monsieur Matsumoto rendit visite à un prêtre local. Après avoir écouté l’histoire de Matsumoto, le prêtre lui dit de ne pas s’inquiéter, expliquant que les kappa indigènes du marais à proximité aimaient jouer des farces occasionnellement aux résidents locaux.

Voici une petite vidéo montrant un sanctuaire où reposerait le corps d’un véritable Kappa :
Vidéo youtube
Si cette vidéo ne fonctionne pas cliquez ici

Source image:http://multidao.net/videos/2/tag/%20religions.html

Archéologie sous-marine:mystères….

Note de sylv1,adm:

Je profite d’une autre de mes passions sur les mystères  et autres questions concernant ce monde, pour vous proposer ce reportage:

Reportage source:dailymotion


Article envoyé par mofo(merci) pour japon passion de sylv1

Traduction source du site:http://newsoftomorrow.org/

(Source : Blog The Copycat effect, Trad. Jsf)

Les montagnes et forêts du Japon ont été le domaine du légendaire Tengu, l’une des créatures les plus omniprésentes et célèbres du folklore japonais.


Le Tengu était une créature du ciel et des arbres, en forme d’oiseau, considérée comme le protecteur des montagnes. Le Tengu est lié à des créatures folkloriques similaires en Chine, et a probablement reçu l’influence du « Garuda, » un homme-oiseau des légendes indiennes qui a été adopté par le bouddhisme en tant que déité protectrice. On dit souvent qu’il préfère les arbres Cryptomeria [NdT : cèdre du Japon], connus pour leur bois aromatique.

Le Tengu était souvent vu comme un dieu de la montagne, mais il y a de nombreuses traditions divergentes. On l’a été diversement qualifié d’homme maudit, de demi-dieu, de démon, d’esprit, ou de race séparée d’être vivants.

On raconte que le Tengu nait d’un oeuf comme les oiseaux, et les histoires de voyageurs tombant sur des nids de Tengu remplis d’oeufs géants dans de hautes et lointaines montagnes sont abondantes. On raconte qu’un seul oeuf est assez gros pour nourrir une famille entière, mais rares sont ceux qui les dérangeraient par crainte de la colère du Tengu. Le Tengu est connu pour posséder un large éventail de pouvoirs surnaturels, dont la téléportation, la télépathie, la prémonition, la projection de pensée (on pensait qu’il pouvait pénétrer l’esprit d’une personne et le rendre fou), et le changement de forme. Ce sont des divinités moqueuses qui punissent les prêtres bouddhistes trop arrogants, les arrivistes, les orgueilleux et, dans des temps plus reculés, les samouraïs vaniteux. Ceux qui enfreignent les lois sont en général leur cibles favorites.

On disait que le Tengu pouvait prendre la forme d’un homme, d’une femme, d’un enfant, mais le plus souvent prenait la forme d’un moine ou vieil ermite des montagnes. Dans certaines régions, on pensait que le Tengu pouvait prendre la forme d’un tanuki (raton-laveur) et kitsune (renard), qui étaient aussi connus pour pouvoir changer de forme. Certaines traditions suggèrent même que les renards et ratons-laveurs ne peuvent pas changer de forme eux-mêmes, mais qu’ils sont plutôt d’autres formes prises par le Tengu.

Tengu est la prononciation japonaise du terme chinois tian gou, littéralement « chien céleste », mais ce nom est trompeur car les Tengu ne ressemblent pas à des chiens. On pense que le nom « Chien Céleste » vient d’une créature similaire en Chine qui était appelée « Tiangou, » ou « chien de chasse céleste. » On ne sait pas exactement pourquoi ces créatures chinoises étaient appelées de la sorte, mais une hypothèse explique que c’est à cause d’un météore dévastateur qui a frappé la Chine vers le 6ème siècle avant J.C.

Des témoignages rapprochent la queue de ce météore à la queue d’un chien, d’où le nom « chien de chasse céleste, » ainsi que les pouvoirs de destruction associées à ces créatures. Il a de nombreuses hypothèses suggérées expliquant pourquoi ces « Tiangou » chinois devinrent les « Tengu » du Japon, mais on pense tout du moins que ce terme prend ses origines là-bas.

La représentation moderne la plus connue du Tengu japonais n’est pas du tout celle d’un chien, mais plutôt d’un humanoïde, une créature en forme d’oiseau avec un très long nez, un corps d’homme, des bras et jambes d’homme, mais avec des ailes et des plumes. Le Tengu contemporain est souvent représenté comme ressemblant plus ou moins à un moine guerrier humain avec des ailes, un très long nez, et une peau souvent rouge foncé. Cependant, durant la longue histoire du Tengu, il a subi une évolution à la fois dans le fond et la forme.

L’incarnation originelle du Tengu était animale, plutôt aviaire qu’humaine, avait l’air dans ses représentations habituelles d’un oiseau de proie géant, ou d’une forme vaguement humanoïde recouverte de plumes, avec des ailes, des yeux perçants, une tête compacte avec une figure pourvue d’un gros bec, ainsi que de lourdes et effrayantes serres. Il est représenté parfois avec, parfois sans. Ces sortes d’êtres-animaux étaient appelés « Karasu Tengu, » littéralement « Tengu Corbeau, » bien qu’ils ne ressemblaient souvent qu’à un aigle ou un autre oiseau. Le Karasu Tengu était connu pour être une créature maléfique, enlevant volontiers les enfants, allumant des feux, et tuant sauvagement toute personne assez stupide pour endommager son repaire sylvestre. C’étaient des créatures violentes, dont on dit qu’elles aimaient arracher un à un les membres des voyageurs. Où qu’elles aillent on les voyait comme des présages de désastre, de guerre, ou de malheur. Dans les récits anciens comme le Konjaku Monogatari (début du XIIe siècle), les tengu sont représentés comme des ennemis du bouddhisme car ils s’en prennent aux prêtres et incendient les temples.

Avec le temps, le Tengu a subi une transformation progressive, devenant de plus en plus anthropomorphique avec le temps. Le bec est devenu une sorte de long nez crochu, et le corps a pris une forme plus humanoïde. Ce Tengu plus humain était souvent représentant tenant un éventail de plumes dans ses main, et portant un costume de moine. Ces versions plus récentes prirent le nom de « Konoha Tengu » ou « Yamabushi tengu, » ce qui signifie « Tengu ascète de la montagne. » Les Tengu représentaient de plus en plus des grands guerriers, des êtres doués aux arts martiaux, et des forgerons d’armes experts. En fait, on leur donnait souvent la réputation d’être les meilleurs instructeurs d’arts martiaux. Aussi, on les voyait de plus en plus comme des créatures bienveillantes, protégeant les humains. Vers la période Edo, leur caractère évolue au point qu’ils jouent un rôle complètement opposé à leur rôle originel ; désormais ils aident à retrouver des enfants disparus. Ils deviennent également gardiens des temples et des effigies sculptées sont placées autour des lieux sacrés. Ces Tengu ont toujours un amour de la guerre et du combat, mais leur très mauvaise réputation s’est adoucie. Dans certains cas, ces Yamabushi Tengu étaient représentés en coexistence avec les anciens Karasu Tengu, leurs chefs. Les Yamabushi Tengu furent aussi associés à leur homologues humains, les Yamabushi ou « ascètes des montagnes ». De tels Tengu portaient souvent l’habit typique des Yamabushi mais pouvaient être différenciés des vrais Yamabushi par leur nez extrêmement long.

Toutes les sortes de Tengu avaient un côté espiègle, une réputation destructrice et maligne. Ils étaient connus pour tromper et jouer des tours aux humains, ou parfois enlever des personnes uniquement pour les désorienter et les libérer, et voir ce qu’il se passe. Pour l’anecdote, le gouvernement Edo envoya, jusqu’en 1860, des demandes officielles aux Tengu pour les inviter à évacuer une montagne le temps que le shogun y séjourne. Il y a même un rouleau au temple de la préfecture de Shizuoka contenant une lettre d’excuses écrite par un Tengu. On dit que la créature a été capturée par un grand prêtre du temple au 17ème siècle qui l’a forcée à écrire l’excuse, car la créature avait harcelé des voyageurs de la région.

D’autres sortes de reliques semblables concernant le Tengu se trouvent dans des temples japonais. Par exemple, le Musée Hachinohe dans les maisons de la préfecture d’Aomori contient des soi-disant restes momifiés d’un Tengu. Le crâne de ces ossements est humanoïde, le corps est recouvert de plumes, et les pieds ressemblent à des pattes d’oiseau. Un autre temple dans la préfecture de Saitama garde ce que l’on dit être une serre de Tengu, et une autre aurait un crâne muni d’un bec.

Ces histoires contiennent-elles un fond de vérité ? Le Tengu a-t-il une importance cryptozoologique ? Évidemment, des humanoïdes ailés maniant l’épée, utilisant la magie et la télépahie, semble tiré par les cheveux, mais que penser des versions anciennes du Tengu ? Il semble valoir la peine, au moins, de considérer l’hypothèse cryptozoologique quant aux origines de la créature. (…)

Notre recherche nous a mené à tracer des parallèles intéressants entre l’histoire du Tengu et celle d’un autre phénomène bien connu, le Mothman, que l’on connait surtout grâce au livre de John A. Keel, The Mothman Prophecies.

Jsf : Sur le Mothman, voir ceci et ceci pour le lien mutilations-mothman. Des parallèles éventuels à faire avec les témoignages de « ropers« , soi-disant ptérodactyles en Papouasie Nouvelle-Guinée. Voyez aussi cet article sur les observations modernes de monstres volants et un témoignage venant du Texas.

Le démon assyro-babylonien Pazuzu. Un « dragon » en position de Baphomet. Notez ses « pieds » et sa peau couverte d’écailles.Comme vous avez pu le constater, cet article se focalise sur une interprétation ’cryptozoologique’ du Tengu, considérant les traits ’surnaturels’ comme biaisés et écartant toute approche ’hyperdimensionnelle’, d’où des conclusions désuètes que j’ai raccourcies.

Mothman, 1966-1967 : artiste : Bill Rebsamen, source : Mothman and Other Curious Encounters.


On peut noter les ressemblances physiques entre le Mothman de Keel et l’humanoïde « Yamabushi Tengu, » ainsi que les pouvoirs surnaturels communs à la fois chez le Mothman et le Tengu. Comme pour le Mothman, le Tengu était considéré comme un présage de malheur. (…) Voir aussi l’homme-hibou.

Nous en arrivons finalement à une question déroutante : le Tengu est-il une pure fabrication, un mythe, quelque chose d’imaginaire, ou se peut-il que ce soit réel ? Qu’il y ait quelque chose de vrai derrière ces légendes ?

Jsf : On peut suspecter que « Garuda », l’aigle solaire de Vishnu (cf. le début du présent article), ne soit juste qu’une variante d’un symbole universellement présent. Que dire de l’aigle américain, l’aigle nazi ou encore l’aigle maçonnique ? L’aigle, symbole d’autorité et de puissance « parce qu’il voit les êtres et les choses du plus haut, fut l’enseigne militaire des Perses, des Égyptiens, des légions romaines, des armées napoléoniennes, le blason des empereurs de Rome, Byzance, de Germanie, de France. L’image de l’aigle à deux têtes est apparue chez les Hittites et fut adoptée par les Perses. L’aigle blanc fut choisi pour emblème par la Russie (1325), la Pologne (1807) et la Serbie (1883) ; l’aigle noir par la Prusse (1701), ainsi que l’aigle rouge (1790)« . (Henri La Croix-Haute, Du bestiaire des alchimistes, 2003, p.43)

 

 

Garuda

Anton Parks (Adam Genesis p.38, 50, surtout 64) rapporte que l’aigle (Urin) est le symbole des Kingú et Kingú-Babbar (concepteurs de la souche des Usumgal), la lignée royale des reptiliens Gina’abul présente sur Terre depuis des temps immémoriaux.

« La symbolique de la lutte entre l’aigle et le serpent se retrouve dans de nombreuses cultures très différentes les unes des autres. Nous trouvons en haut, à gauche, un bas relief de Nippur (Sumer, 2500 av J.-C.) et à sa droite un extrait du Codex mexicain Fejervary-Mayer (planche 42). Dans les quatre cas exposés ici, il s’agit de représentations du conflit mythique opposant les forces telluriques aux forces célestes qui voulurent s’approprier la Terre. Une idéologie semblable se retrouve en Inde où l’aigle solaire Garuda (litt. « verbe ailé ») est l’ennemi juré des Naga (serpents).
Intéressant de décomposer le terme sanskrit Garuda en sumérien : GAR-UD-A, litt. « établir l’éclat du père » ou encore « restaurer la lumière solaire ». Lorsqu’on sait qu’en Inde l’oiseau céleste est l’épithète du feu solaire, nous apprécions encore mieux cette traduction (ill. en bas à gauche).
Ci-dessous, à droite, nous rencontrons encore le même thème (chez les Hopis de l’Arizona), à travers Kwataka, l’homme aigle qui a la réputation de vivre dans les airs. C’est un monstre composite qui a beaucoup effrayé les anciens par le passé. La décomposition de ce terme en Hopi peut se traduire en : Kwaa-Taaqa (« l’aigle homme »), mais aussi Kwa’a-Taaqa (« le grand-père de l’homme », c’est-à-dire son ancêtre !). Nous verrons que les Babbar, ou reptiliens blancs, possèdent des liens génétiques avec les races humaines à peau claire. Finissons sur la décomposition suméro-akkadienne du « Kwataka hopi » : KA-WA-TAKA, litt. « attraper dans sa gueule les rations ».
L’aigle-humanoïde indien, amérindien ou assyrien ne dévore-t-il pas le serpent ? Nous allons voir qu’il ne consomme pas que cela…
 »

« Pour clore cette parenthèse sur Anton Parks et mettre en perspective les précédentes citations, j’aimerai observer que si traditionnellement, selon les témoignages que nous avons, les ’Gris’ sont la main d’oeuvre des reptiliens, ces reptiliens eux-mêmes ne sont pas ’en haut de la pyramide’. comme Enki se le voit expliqué (p.49 d’Adam Genesis) :

« Lorsque les Âdab (serviteurs) regagnèrent leur quartier, Dim’mege reprit la parole. Elle m’expliqua les rapports que les Ama’argi de l’Abzu entretenaient avec les Babbar (albinos) : « Tu parais ne pas connaître l’histoire des Babbar. Ils sont ici depuis la nuit des temps. Ce sont des Kingû royaux, ils font partie de ceux qui quittèrent Urbar ’ra (la constellation de la lyre) après les différents qui les opposèrent aux Musgir et ensuite aux Usumgal, mais tu connais cette histoire. Une partie des Kingû retourna sur Usu (la constellation du Dragon) et les autres ici, avec l’accord exceptionnel des Kadistu (planificateurs). Lorsque ta mère prit en main les opérations de planification sur Uras, elle dut concilier avec les Babbar en dépit de la suffisance de ces derniers. Nammu a toujours eu beaucoup de mal avec eux. Elle n ’estpas la seule… Tu ne semblés pas au fait de leurs agissements à notre égard. Malgré leur science du clonage, les Babbar de Ti-ama-te (le système solaire) ne se clonent pas comme nous. La nature voudrait qu ’ils se reproduisent de façon naturelle, pourtant aucune Amasutum-Babbar n ’existe dans ce système. Les Babbar n ’ont cessé d’enlever certaines d’entre nous au nez des Kadistu. Le problème est que nous ne possédons pas la même pigmentation que la souche royale. Malgré qu ’elle ait encore de longs Ud (jours) devant elle, la lignée Babbar de ce système disparaît progressivement. En représailles, il nous arrive de capturer certains d’entre eux et de les mettre à notre service. Rassure-toi, ils sont bien traités. Depuis, nous sommes plus tranquilles. Ne t’inquiète pas à propos de ton affaire. Tu n ’es pas le premier à t’être fait berner par un membre Kadistu, surtout qu ’il ne s’agit là que de ta mère. Les Kadistu sont prêts à tout pour créer de nouveaux planificateurs. Pour ta gouverne, sache que les Kingû-Babbar se sont fait rouler par les émissaires de la Source lorsqu ’ils eurent à traiter leur établissement en Ti-ama-te (le système solaire). Leur dette auprès des Kadistu pour loger ici fut la confection commune de la souche Imdugud avec les planificateurs Urmah. Tu imagines ! »

Des abductés affirment également avoir vu ce symbole.


 
Source image:http://lady-voldything.deviantart.com/art/Izanagi-and-Izanami- 
 
Soure article:http://melusine-la-fee.over-blog.com/article-30745567.html
« Izanagi et Izanami, au pays du soleil levant, l’aventure continue »
          Au pays du soleil levant, au Japon, le monde n’est que boue et vide.
   Suite à la naissance d’Izanami (la femelle) et d’Izanagi (le mâle) ; les dieux les enjoignirent de solidifier la terre, en leurs donnant Amenonuhoko (une « lance céleste » décorée de pierres précieuses).
       Izanagi et Izanami se rendirent sur le pont flottant entre ciel et terre du Paradis Amenoukihashi  et à l’aide de la lance, ils brassèrent la mer boueuse qui au bout d’un moment se fît toute bouillonnante, la suite

 

Déesse de la création:
Les dieux primitifs ont donné naissance à deux divinités, une divinité masculine Izanagi et une divinité féminine Izanami pour les charger de créer la première terre. Pour les aider, ils leur ont donné une lance décorée de pierres précieuses appelée, Ame no nuhoko (en) (天沼矛, Ame no nuhoko (en)?, la « Lance Céleste »).

Les deux divinités se placèrent sur le pont entre ciel et terre, Ame no ukihashi (天浮橋, Ame no ukihashi?, le « Pont Flottant du Ciel ») et brassèrent la mer avec la lance. Quand des gouttes d’eau salée tombèrent de la lance, elles formèrent une île Onogoro (se forme elle-même). Ils descendirent du pont céleste et s’établirent sur cette île, la suite

Izanagi

Source:http://fr.wikipedia.org/wiki/Izanagi

Izanagi (イザナギ, Izanagi?) est l’un des deux kamis qui selon la religion shintoïste ont présidé à la création du monde et du Japon.

Légende

La terre au commencement était vide et « comme une méduse dans la mer ». Izanami et Izanagi, la femelle et le mâle décideront alors de descendre sur terre pour la peupler. Mais pour cela, il fallait tout d’abord créer une terre ferme. C’est ce qu’ils firent au moyen d’une hallebarde appelée, Ame no nuhoko (en) (天沼矛, Ame no nuhoko (en)?, la « Lance Céleste ») qu’ils trempèrent dans l’océan et agitèrent en tous sens. Les gouttes tombées de la hallebarde formèrent les îles japonaises, en commençant par Onokoro (磤馭慮, Onokoro?, « première terre ferme »).

Après une expérience infructueuse car c’était Izanami qui avait pris l’initiative de leur union, les deux kamis engendrèrent de nombreux autres kamis qui formèrent petit à petit tout ce que contient la nature : les îles, les montagnes, les fleuves, le vent, le sable, etc.

Mais alors qu’elle donnait naissance au kami du feu (Kagutsuchi), Izanami fut mortellement brûlée et se retira au royaume des morts. Fou de douleur, Izanagi décida d’aller l’y rejoindre. Il parvint effectivement à retrouver Izanami, mais celle-ci le supplia de ne pas la regarder car elle devait tout d’abord demander l’autorisation de revenir sur terre aux kamis des enfers. Mais l’impatience d’Izanagi fut plus forte et il réussit à surprendre son épouse. Il fut alors horrifié de constater que le corps de celle-ci avait commencé à pourrir et répandait une horrible odeur. Izanami, humiliée et furieuse d’avoir été surprise, se mit à la poursuite d’Izanagi qui s’enfuyait, la suite

Izanami et Izanagi par Kobayashi Eitaku (v. 1885)

Izanagi (イザナギ, Izanagi?) est l’un des deux kamis qui selon la religion shintoïste ont présidé à la création du monde et du Japon.

Liens externe:

http://mythologica.fr/japon/izanami.htm

http://mythologica.fr/japon/izanagi.htm

http://www.crystalinks.com/japancreation.html

http://www.crystalinks.com/japancreation.html

Vidéo:youtube

(intro) Izanagi, Izanami, and the Floating World


Source image:http://benoot.com/japon/gardien-du-temple-15264-95

 

Article source:http://japan-bouken.forumsrpg.com/t94-mythologie-japonaise

mythologie japonaise

  Myamoto Musashi le Ven 19 Nov – 0:51

koumbawa!

étant sans cesse a la recherche d’authenticitée j’ai pensé aborder ici le theme de la mythologie japonaise qui pourrait apporter quelques details et PNJ donnant toujours plus de finesses et de piment au role play .tout ceci pourra etre a redecouper et repartit autrement…ici est le fruit d’une recherche succinte mais fructueuse que notre administrateur saura placer a sa juste valeur:

BESTIAIRE MYTHOLOGIQUE DU JAPON:

-Les 4 animaux-gardiens:

  • Seiryuu: Le dragon d’Azur

il symbolise le Printemps,l’est et l’élément air.Seiryuu est connut pour etre le protecteur de l’Ile de Honshu et son esprit residerait sous le temple de Kiyomizu a Kyoto

  • Suzaku:le phoenix Rouge

il represente l’été le sud et l’élément feu.il est reputé etre le gardien de l’ile de kyushu et son esprit residerait sous le temple de Kirishyma a Nagasaki


Traducteur Google

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