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Shingon:une école bouddhiste vajrayâna japonaise

Posted on: 14 mai 2011


Source image:http://www.fanzet.com/guido/journal11.htm

Source article:http://nezumi.dumousseau.free.fr/pmwiki/index.php5?n=Main.Shingon

L’école Shingon (眞言 ) est une école bouddhiste vajrayâna japonaise, fondée au VIIIe siècle par le moine Kûkai qui reçut le titre posthume de Kobo Daishi, le grand instructeur de la Loi. Le nom signifie « parole vraie »; c’est la traduction japonaise du mot sanscrit mantra qui désigne la prière mystique en Inde.

Son idéal se résume dans la phrase « Sokushin-Jôboutsu », qui signifie « devenir bouddha dans cette vie avec ce corps ». C’est en purifiant le cœur de ses passions parasites, en cultivant modestie, simplicité, pureté, concentration qu’il devient possible d’exprimer son esprit bouddhiste.

 

Théorie

L’enseignement du Shingon se réfère principalement à deux textes sacrés, le Kongôtchô-kyô et le Daïnitchi-kyô, écrits vers le IIe siècle au monastère de Nalanda dans le nord de l’Inde. Cette école bouddhiste du yoga des trois mystères, le « traïguya-yoga », explique qu’il est possible de devenir Bouddha dès cette vie.

Ces enseignements affirment que la nature originelle de l’esprit de l’homme est pur, c’est le cœur de compassion, la « bodhi », dont l’essence est identique à celle de l’Univers. Si nous souffrons, c’est parce que nous nous attachons à ce qui est éphémère dans ce monde de la forme et du désir, que chacun conçoit ainsi en fonction de ce qu’il est intérieurement. Les passions, regroupées sous le vocable de triple poisons (la concupiscence, la colère et l’aveuglement) correspondent à des forces vitales nécessaires à la survie et au développement de tout organisme animal. Le désir et l’aversion structurent le moi et l’obligent à se perfectionner pour mieux arriver à ses fins matérielles.

Durant de nombreuses vies passées, la nécessité de s’affirmer et de défendre son territoire, malgré et contre les autres, a développé une vision dualiste du monde qui a imprégné le subconscient de tous les êtres. C’est la principale cause de l’égarement, de la perte d’une perception plus globale de la vie, l’« inscience ». C’est pourquoi dans le bouddhisme ordinaire, on conçoit que c’est par l’extinction des passions que peut être atteinte l’illumination, ce qui laisserait penser qu’il y a de bonnes et de mauvaises tendances dans l’être humain, ce qui aurait pour effet de le dualiser, de « diaboliser » sa sensualité. Il ne s’agit pas de renoncer à tous ses besoins, mais de spiritualiser sa vie, par exemple en mangeant avec un sentiment de reconnaissance vis-à-vis des êtres aux dépens desquels nous nous nourrissons. Ainsi, se nourrir devient une pratique spirituelle, parce qu’absorber de la nourriture revient à participer au processus de vie de l’univers.

Si d’un point de vue relatif, il reste exact que les passions sont source d’égarement et de souffrance ; dans le vajrayâna les passions sont considérées en vérité absolue de la même nature que l’éveil (soku bodaïshin), car c’est cette même force vitale qui anime les êtres vers des désirs mondains qui va être transformée, sublimée par alchimie interne en énergie spirituelle de compassion-sagesse, dont l’essence est la nature ultime de l’univers et de tous les êtres. Celui qui réalise que le fond de son cœur, « bodhi », est le même que celui de tous les êtres, devient un avec le tout, il dissout son moi dans l’univers comme une goutte d’eau se dissout dans l’océan.

Le Shingon utilise la nature comme symbole pour expliquer le monde spirituel invisible considérant que la vie des êtres et de la nature est l’expression du Bouddha conçu dans son aspect Dharmakaya, la force de vie de l’univers. Cependant, le shingon n’est pas un panthéisme, il ne se réduit pas au culte des forces de la nature comme dans le shintoïsme. Quand on parle par exemple des cinq éléments ou du soleil, il s’agit d’états de conscience qui sont décrits ainsi.

Dans le Shingon, le Bouddha ultime symbolisant l’univers est appelé « Dainishi Nyorai » Maha Vairocana, le Bouddha grand soleil, car la lumière du soleil symbolise au mieux l’état de la conscience purifiée qui perçoit la vacuité. La lumière blanche est la synthèse et la source de toutes les autres couleurs. C’est pourquoi il existe un Bouddha ultime qui rassemble toutes les qualités des autres bouddhas et Bodhisattvas, qui sont l’expression de ses différents aspects.

Il s’agit donc de faire fusionner son esprit avec « Dainishi Nyorai » par la pratique des trois mystères, qui sont le mystère du corps, de la parole, et de la pensée, c’est-à-dire effectuer simultanément un geste symbolique avec les mains, un mûdra, répéter un mantra et visualiser devant soi la forme de la divinité bouddhique en rapport.

Comme l’univers est très vaste, nous avons à développer diverses qualités de conscience pour nous y intégrer harmonieusement, elles sont les étapes qui amènent à l’éveil spirituel, samadhi. Ce processus d’éveil a été structuré sous la forme d’un diagramme mystique appelé mandala, comportant différents quartiers avec de nombreux bouddhas.

Un mandala est une carte d’anatomie spirituelle de l’homme expliquant comment pénétrer à l’intérieur de ses centres d’énergie (chakra). La méditation sur sa forme en répétant les mantras et effectuant les mûdras permet de se connecter avec le cœur des bouddhas et du maître qui a initié le pratiquant. Les deux grands mandalas du Shingon, le Kongôkaï et le Taïzôkaï, regroupent ainsi de nombreuses divinités bouddhiques symbolisant différents niveaux de conscience. Disposées en plusieurs quartiers, expriment la compassion, douceur, d’autres l’intelligence, le discernement, d’autres encore l’énergie, la force pour vaincre tous les aspects négatifs du subconscient.

La  suite:

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