Japon Passion de sylv1

Textile artisanat

Posted on: 20 mars 2011


Kimono : 着物 en japonais signifie littéralement : « la chose que l’on porte sur soi ». Ce vêtement traditionnel japonais, connu du monde entier est à l’origine de la grande richesse des textiles présents au Japon.

On sait aujourd’hui que le kimono a influencé non seulement la construction des métiers à tisser mais aussi les motifs et la largeur du tissu lui-même. Un seul rouleau de tissu mesure environ 9m de long sur 30cm de large et cela suffit pour faire un kimono, que ce soit pour homme ou pour femme, peu importe la stature de la personne.

Le kimono féminin est porté ceinturé à la taille par une large bande de tissu de 4m de long appelée « Obi » .La largeur (60cm) est repliée en 2 et le obi est enroulé deux fois autour de la taille puis savamment noué dans le dos.

Au 19è siècle au Japon, pratiquement chaque foyer situé en dehors des villes était équipé d’au moins un métier à tisser en état de marche. Les jeunes femmes étaient instruites à l’art du tissage par leur mère, grand-mère ou belle-mère. Ainsi, les textiles tissés à la main faisaient partie du quotidien du Japon de l’époque et ce, jusqu’au milieu du 20è siècle. De ce fait on peut dire que le Japon est un pays de textiles.

 


Kyoto, fils de soie et navettes, une devanture d’un autre siècle…


Un métier à tisser à Kyoto Nishijin, musée de la soie


Echeveaux de soie colorée, musée de la soie à Kyoto Nishijin

 

On compte quatre fibres principales utilisées dans la fabrication des textiles japonais : le chanvre, le ramie, le coton, et la soie. Le chanvre et le ramie étaient les fibres principales jusqu’à la généralisation de la culture du coton au 18è siècle. Dans l’Est du Japon, ces 2 fibres étaient encore les plus utilisées jusqu’au début du 19è siècle. Le chanvre et le ramie sont très agréables à porter l’été mais peu recommandés pendant les mois d’hiver. Le ramie n’est pas très connu en occident, il s’agit d’une graminée assez commune des jardins.

Appelée aussi karamushi, elle est très envahissante, elle pousse à peu près partout. Le tissu en ramie ressemble à un chanvre très fin. Dans certains endroits reculés du nord du Japon, on tissait certaines fibres libériennes [D1] comme le mûrier à papier, des fibres d’écorces, ainsi que des glycines. Cependant ces fibres peuvent être irritantes sur la peau, froides et donc assez inconfortables comme vêtement. 

[D1] Fibre végétale filable connue depuis l’antiquité. Est contenue dans l’écorce des souches de plusieurs plantes. Sa substance chimique est faite de cellulose, graisses, résines, cendres, pectine et d’autres hémicelluloses, lignine et de l’eau. Obtenue par friction, craquage et sérançage. La fibre libérienne la plus importante comprend la filature de lin , le Chanvre, le jute et les ramies. Remarquable par sa résistance, sa force et sa flexibilité

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